« Ça fait dur! », selon des citoyens

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Par William Fradette
« Ça fait dur! », selon des citoyens
La marina de Saint-Cœur-de-Marie peut accueillir au maximum 24 bateaux. (Photo : Trium Médias - Janick Émond)

Des citoyens et des usagers se demandent quand un projet sera présenté pour mettre à niveau la Marina de Saint-Cœur-de-Marie, dont les installations sont désuètes.

Les millions de dollars d’investissements pour la Dam-en-terre et le port de plaisance d’Alma font le bonheur des plaisanciers du secteur Alma. Cependant, plusieurs citoyens de Saint-Cœur-de-Marie et usagers du secteur nord se demandent si la même attention sera accordée à la marina qui borde la rivière Mistouk.

Depuis près d’un an, le CIDAL, la Dam-en-terre et le comité du quai effectueraient des rencontres. Outre quelques réparations urgentes faites cet été, le dossier chemine lentement dans l’administration municipale.

L’échevin mécontent

Le conseiller de Saint-Coeur-de-Marie Delisle, Olivier Larouche, n’a pas caché son souhait que le dossier avance plus vite. « Quand c’est le temps de la Dam-en-terre, on envoie les millions ; quand c’est le temps du port de plaisance, pas de problème ; mais quand c’est le temps de Saint-Cœur-de-Marie, on remplace quelques prises de 30 ampères sur le même <@Ri>breaker<@$p> ! », a lancé le coloré élu.

L’échevin, qui a rencontré la Dam-en-terre et le comité des quais, ne se satisfait pas des quelques réparations faites cet été. Se disant souvent confronté à l’argument d’un coût de location moins élevé pour justifier les faibles investissements, il invite à une réflexion. « On dit qu’ils payent moins, mais le but est-ce que c’est ça, ou bien c’est qu’ils payent le juste prix pour des services dont ils ont besoin ? », a-t-il déclaré. Le plus jeune élu au Québec assure du même souffle que les plaisanciers sont prêts à payer.

Des installations désuètes

Les infrastructures de la marina ne font pas l’envie de ses rivaux. Malgré son potentiel, ses quais ne sont pas assez larges, les prises électriques sont en nombre insuffisant et les bâtiments nécessitent beaucoup d’entretien, voire d’importantes réparations.

 

« C’est certain que c’est à son tour », mais pas d’annonce bientôt.

Depuis quelques années, la marina de Saint-Cœur-de-Marie est administrée par le centre de villégiature Dam-en-terre. Son président, le conseiller municipal François Carrier, s’est montré prudent par rapport à d’éventuels investissements.

« On vient d’investir beaucoup de sous à la Dam-en-terre alors on devrait faire un lac à l’épaule pour voir d’où on arrive, où on est et où on veut aller avec ça », a déclaré l’élu d’Alma. Conscient des besoins et du potentiel de la marina, François Carrier est demeuré prudent et invite à la patience. « C’est certain que c’est à son tour, mais c’est des projets sérieux et il faut prendre le temps d’analyser pour prendre des décisions qui répondent aux besoins », a-t-il expliqué.

L’échevin a également confié que, comme président, l’approche au compte goûte n’était pas priorisée et qu’il voulait continuer de s’asseoir avec le comité des quais pour arriver à un vrai projet pour la marina. « Comme utilisateur on voudrait tout le lendemain, mais comme administrateur on doit s’assurer d’avoir des projets qui ont de l’allure. »

Besoins plus grands

La demande pour accueillir de grosses embarcations est en hausse. Les bateaux sont devenus avec le temps plus exigeant en termes d’infrastructures et nécessitent aujourd’hui des quais plus solides et des installations électriques de capacités supérieures. Saint-Cœur-de-Marie peut stratégiquement desservir les plaisanciers d’une grande partie du secteur nord, puisqu’en excluant la Dam-en-terre, c’est la seule qui peut recevoir des embarcations de plus de 30 pieds. Dans les années 90, c’est une centaine de coques qui y étaient amarrées. Aujourd’hui, c’est à peine une vingtaine.

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