La famille Lajoie a confiance en l'avenir

Par Laurie Fortin
La famille Lajoie a confiance en l'avenir
L’agriculture est une affaire de famille chez les Lajoie. On retrouve Patricia Goulet, Bobby Lajoie, Lewis Lajoie, Rémi Lajoie, Elliot Lajoie, Jacinthe Lavoie et Gaston Lajoie. (Photo : Laurie Gobeil)

La famille Lajoie de Saint-Bruno a décidé de regarder résolument de l’avant en investissant 5M$ dans un tout nouveau centre de traite et une étable complètement neuve.
Avec l’augmentation du coût des animaux, de l’essence, de la nourriture et du fait que, parallèlement, le prix du lait est soit stable ou en baisse, Gaston Lajoie, son fils et sa femme ont décidé de faire le grand saut.
«Nous nous sommes posé des questions. Ou bien nous restions comme ça et nous aurions diminué notre production graduellement, ou alors nous décidions de l’augmenter. C’était la seule manière de pouvoir maximiser nos revenus», explique Gaston Lajoie.
Si des prolongements de bâtiments avaient été réalisés en 1991 et en 2012, cette fois-ci, on ne pouvait plus simplement agrandir en raison de la présence d’une fosse à fumier tout près de l’étable actuelle.
«C’est le pari qu’on fait. En agrandissant, on va être capable de gagner en efficacité», soutien Rémi Lajoie, enthousiaste.
Comme si ce projet n’était pas déjà assez grand, les Lavoie envisagent de réaliser deux autres phases.
Une fois la nouvelle étable construite, les vaches auront l’espace pour circuler librement, plutôt que d’être attachées, comme on le voit dans la très grande majorité des étables dans la région.
«En Europe par exemple, c’est interdit de les attacher. Comme il n’ont pas d’hiver, c’est plus facile à réaliser. Ici, c’est dispendieux de le faire».
L’espace était devenu très restreint pour les vaches en lactation et gestantes. L’actuelle étable servira à loger les animaux de remplacement.
Le nombre de vaches va ainsi passer de 110 à 180. Les permis de quota et la construction du bâtiment représentent un investissement d’environ 5 M$. Il faut dire que le permis de produire du lait coûte 25 000 $ par tête. La totalité des travaux sera complétée au printemps 2019.
La Ferme Lajoie a été fondée en 1924 par le grand-père de Gaston Lajoie. Son fils, Rémi, représente donc la 4e génération de cette famille à œuvrer dans le domaine.

Une fois la nouvelle étable construite, les animaux vont évoluer dans un environnement complètement différent.

Le lait d’ici est bien meilleur!
Comme tous les éleveurs, ceux de la Ferme Lajoie et fils ont accueilli la nouvelle entente entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, avec grande déception. Ils ont bon espoir que les consommateurs ne tournent pas le dos aux produits laitiers québécois.
Même si l’entente ouvre la porte à la libre circulation des produits laitiers entre les trois pays, Gaston Lajoie croit que les divers aspects entourant la production du lait sur sa ferme et en région seront encouragés par les consommateurs.
«Il faut avoir confiance en l’avenir. Nous en avons vu d’autres. Nos produits sont meilleurs, bien plus frais et assujettis à des lois beaucoup plus sévères. Nos animaux seront dans un environnement favorisant le bien-être de l’animal, autant que celui de l’éleveur.»
 

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