Actualités

Temps de lecture : 1 min 35 s

À 97 ans il se rend à bord de son VTT cueillir à la main des bleuets

Jean Tremblay
Le 12 août 2022 — Modifié à 08 h 59 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Raphaël Simard ne fait pas son âge. Alerte et vif d’esprit, il part chaque matin à bord de son VTT pour se rendre sur la bleuetière de la famille Simard et y cueillir à la main des bleuets. En prime, au printemps, il conduit le tracteur pour faucher les champs de bleuets et l’automne, il manie sa scie à chaîne pour couper le bois de poêle.

Son secret : boire chaque matin un verre d’eau « bouillie » et un verre de vin le soir. Mais surtout, occuper son temps. Dans son cas, aucun mal de dos, pas de canne et en très bonne santé il passe, en avant-midi, quelques heures à la bleuetière familiale, située dans le rang St-Eusèbe à Saint-Félicien.

« Le soir, avant de se coucher, il mangeait une « bean ». Il disait que c’était bon pour la digestion », ajoute à son tour son fils, Yoland.

Quatre générations bientôt une cinquième

C’est la 4e génération de Simard qui cueille des bleuets sur la terre familiale. Israël (Ti-Zeb, fils d’Eusèbe Simard) l’a opérée. Son fils Jean-Philippe a pris la relève jusqu’à ce que Raphaël reprenne le collier.

« Depuis quelques années, c’est mon fils Yoland qui en est propriétaire et bientôt un de ses enfants prendra le relais », explique le nonagénaire qui a eu neuf enfants, sept filles et deux garçons.

Cette année, il pense ne pas cueillir durant toute la période de la récolte qui se termine habituellement en septembre.

« L’an passé je l’ai fait, mais je ne suis pas certain que ce sera possible. Lorsque je cueille des bleuets, je prends des pauses. Cette année, il y en a beaucoup, mais on dirait que je commence à vieillir », explique-t-il en ricanant.

Tracteur et scie à chaîne

Au printemps, lorsqu’arrive le temps de faucher les parcelles de terrain de bleuetière, il conduit le tracteur, rien de moins. Finalement, croyez-le ou non, l’automne il aide son fils Yoland pour le bois de poêle.

« Le plus dur, c’est de lui demander d’arrêter. Habituellement, après une dizaine de cordes, il dit qu’il commence à être fatigué », raconte-t-il.

Raphaël Simard a passé une partie de sa vie à exploiter une ferme agricole et durant l’hiver, il occupait son temps à travailler dans des cuisines de chantiers forestiers.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 8h00

Humphrey prêté par l’Aquarium du Québec

Après le départ de l’ours blanc mâle Yellé, il y a quelques jours, vers le Zoo de Calgary, le Zoo sauvage de Saint-Félicien a accueilli vendredi dernier Humphrey, qui fera connaissance avec les deux femelles Milak et Aïsaqvak. Le nouveau pensionnaire a été prêté par l’Aquarium du Québec. Sur sa page Facebook, le Zoo sauvage explique qu’au Canada, ...

Publié le 28 mars 2026

Neuf personnes deviendront membre de l’Ordre du Bleuet

L’Ordre du Bleuet pour les arts, la culture et le patrimoine a fait connaître les lauréats 2026 qui seront honorés dans le cadre du gala honorifique qui aura lieu à l’auditorium Fernand-Bilodeau de Roberval le samedi 6 juin 2026, à 16h. Dans la catégorie posthume, on retrouve Simone Murray-Boivin et Lionel Villeneuve. Dans les autres catégories, ...

Publié le 28 mars 2026

Michel Langlois plonge dans l’histoire de Val-Jalbert avec Les tourbillons du destin

Historien et auteur de sept sagas, Michel Langlois revient avec Les tourbillons du destin, un roman historique qui fait revivre le village de Val-Jalbert à travers le parcours de la famille Fortin. Porté par des recherches rigoureuses et des personnages inspirés de faits réels, l’ouvrage mêle récit et mémoire pour replonger le lecteur dans le ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES