Alliance forêt boréale : Régime forestier et tordeuse au menu en 2020

Serge Tremblay
Alliance forêt boréale : Régime forestier et tordeuse au menu en 2020
(Photo : Archives)

Québec doit revoir son régime forestier et être plus proactif pour la récolte des superficies touchées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE), estime Alliance forêt boréale. Deux enjeux qui seront à l’agenda de l’organisme dans la prochaine année.

« Le régime forestier, il faut le modifier. On l’a créé à la base pour éviter d’autres surtaxes et on voit bien que ça n’a pas donné de résultats. Nous avons déjà fait des interventions auprès du ministère et il y en aura d’autres », indique Pascal Cloutier, président d’Alliance forêt boréale.

Celui-ci croit qu’à tout le moins, il faut s’assurer d’offrir à l’industrie forestière un contexte de prévisibilité accrue. À cet égard, l’incapacité de l’industrie à se projeter sur le long terme en matière d’approvisionnement a maintes fois été identifiée comme un enjeu d’importance.

« La planification forestière est actuellement un problème. On est beaucoup trop dans le court terme, ça prend plus de prévisibilité. Il faut aussi revoir certaines modalités du système de mise aux enchères pour que le prix reflète davantage le marché et surtout que ce soit plus rapide. »

TBE

La rapidité doit aussi être à l’ordre du jour en ce qui a trait à la TBE, estime Alliance forêt boréale. Les superficies affectées ne sont pas toujours récoltées dans les temps, ce qui représente des volumes perdus d’importance puisque passé un certain délai, ce bois n’a plus aucune valeur.

« La tordeuse, c’est un point majeur et avec les changements climatiques qui touchent la forêt, ça n’ira pas en baissant. Il faut un système qui soit plus rapide pour intervenir dans les temps. Le ministère doit travailler avec les gens qui sont sur le terrain. »

Ces dernières années, l’épidémie de tordeuse a fait des ravages importants au Québec, notamment au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Caribou

Sans surprise, la question du caribou forestier, qui a grandement occupé Alliance forêt boréale au cours de la dernière année, continuera d’être une préoccupation. L’organisme milite pour que la protection de cette espèce se fasse sans impact sur l’activité forestière.

« Ça continue d’être un enjeu et nous allons continuer d’être un acteur qui va donner de l’information. On commence à étudier le caribou et à faire des inventaires vraiment précis. Il faut prendre le temps d’améliorer nos connaissances et ça ne se fera pas en une seule année. »

 

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