Alma retient une soumission pour le minage de cryptomonnaies

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Alma retient une soumission pour le minage de cryptomonnaies
Alma a retenu la soumission d’une entreprise désirant procéder au minage de cryptomonnaies sur son territoire à partir d’un bloc de 4,99 MW. (Photo : tirée de Pixabay)

Alma a franchi un pas de plus dans ses démarches visant à attribuer un bloc de 4,99 MW d’hydroélectricité à une entreprise souhaitant s’adonner au minage de cryptomonnaies.

Lors de son dernier conseil, la municipalité a annoncé qu’une entreprise avait été retenue à la suite d’un appel d’offres lancé au printemps dernier. Deux soumissions avaient été déposées depuis.

Le soumissionnaire retenu est MWC Megawatt Canada, une entreprise de Chicoutimi. Contrairement à son concurrent, la firme demandait à faire usage de la totalité du potentiel électrique de 4,99 MW, ce qui était plus avantageux pour la municipalité sur le plan financier, fait valoir le conseiller municipal Frédéric Tremblay.

D’ailleurs, il rappelle que le principal objectif consiste à dégager un « maximum de profits » de l’attribution du bloc.

« L’idée, c’est d’utiliser ce bloc-là de 5 MW sans nuire à notre développement résidentiel et industriel pour les prochaines années. C’est un bloc qu’on doit payer en pure perte à Hydro-Québec en période estivale puisqu’il n’est pas utilisé et qu’on est facturés quand même », explique-t-il, ajoutant que les bénéfices pourraient atteindre 165 000$ annuellement.

Rappelons qu’Alma possède son propre réseau d’électricité qu’elle achète à Hydro-Québec pour ensuite revendre à profit (environ 1 M$ par année).

Lors des étapes subséquentes, l’entreprise retenue devra présenter un plan détaillé de son projet. Elle devra notamment en prouver la crédibilité et démontrer que le raccordement au réseau électrique de la municipalité « ne coûtera pas une fortune à la Ville. »

Bien que cela reste encore à confirmer, l’entreprise pourrait implanter ses installations parmi les locaux disponibles du Centre de Transformation d’Alma (CETAL).

Réinvestir en développement durable

À défaut d’avoir pu établir des critères environnementaux pour l’acception des soumissions, Frédéric Tremblay explique que les profits générés par la vente d’électricité à des fins cryptographiques pourraient être réinvestis dans différents programmes liés au développement durable.

« Pour le moment, ce qui est privilégié, c’est de réinvestir les revenus dans le programme d’immobilisation des projets tagués en environnement, ou encore dans un nouveau fonds en développement durable. »

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