Autoroute Alma-La Baie : Le tracé nord serait une catastrophe économique pour Saint-Bruno

Julien B. Gauthier - Journaliste de l’Initiative de journalisme local
Autoroute Alma-La Baie : Le tracé nord serait une catastrophe économique pour Saint-Bruno

Selon le maire de Saint-Bruno, François Claveau, l’adoption du tracé nord dans le cadre du projet d’autoroute Alma-La Baie serait désastreuse pour l’économie de la municipalité. Il réitère du même coup sa position en faveur du tracé sud.

« Le projet n’avance pas assez vite. Les citoyens sont inquiets. Le gouvernement ne nous dit rien. Tous les mois, on relance le ministère des Transports pour réitérer notre position en faveur du tracé sud, qui est le consensus régional », explique le maire.

François Claveau s’inquiète de ce silence, surtout dans un contexte où quatre scénarios sont à l’étude : le tracé sud, le tracé nord, le corridor actuel ainsi qu’un scénario combinant les corridors nord et sud. « Le tracé nord serait une catastrophe économique pour la municipalité! »

Selon lui, le comité de suivi régional pour le projet d’autoroute, qui a été formé en janvier 2020, n’a rien donné jusqu’à présent.

Outre François Claveau, ce comité réunit Marc Asselin, maire d’Alma, André Paradis, préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est ainsi qu’un représentant du bureau régional d’Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation.

Désastre

Selon la municipalité, le tracé nord entrainerait, « la perte de plus de 60 immeubles résidentiels regroupant 70 logements et familles, sept commerces importants, trois bâtiments d’élevage, en plus de morceler plusieurs terres en culture, en plus de s’implanter dans la partie du territoire regroupant la plus forte concentration de milieux humides », lit-on dans un communiqué.

Le tracé sud « représente un consensus régional en plus d’offrir de nombreux avantages fiscaux, économiques, environnementaux et sociaux autant pour la municipalité et ses citoyens que pour tout le secteur du Lac-Saint-Jean. »

Dangers

Le maire a choisi de faire cette sortie médiatique, car la rue Melançon (route 170) est de plus en plus dangereuse, selon lui. La vitesse a récemment été réduite à 50 km/h, mais le comportement des automobilistes n’a pas changé.

« Le monde roule aussi vite qu’avant. Il y a eu une campagne de sensibilisation au printemps, ça a fait fureur au début, mais c’est revenu comme avant. La police n’est pas plus présente qu’avant. Ça ne peut pas rester comme ça. Il y a des traverses scolaires à cet endroit ».

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