Berges du Lac-St-Jean: Christa Berky s'inquiète de l'usure de sa plage

Berges du Lac-St-Jean: Christa Berky s'inquiète de l'usure de sa plage

Plusieurs résidents du Domaine du marais

Les opinions sont divergentes sur les travaux de rechargement effectués par Rio Tinto Alcan le printemps dernier sur la plage du Domaine des Marais à Chambord.

Christa Berky est la dernière à avoir acquis en 2001 une propriété dans le secteur du Domaine du marais. Depuis les malheureux évènements survenus en novembre 2013, où les berges et les plages du site ont été sérieusement ravagées, cette résidente consulte à plusieurs reprises son contrat, et se demande si Rio Tinto Alcan respectera ses engagements.

« Certains résidents avaient fait l’achat d’une plage de huit mètres alors que d’autres avaient des plages de 16 mètres inscrits sur leur contrat d’achat. En ce qui me concerne, le droit à une plage de 16 mètres belle et bien inscrite dans mon contrat n’est tout simplement pas respecté», souligne Christa Berky.

Une vingtaine de propriétaires concernés

Selon la résidante, une vingtaine de propriétaires sont dans le même cas, et depuis les travaux d’urgence de rechargement, ceux-ci ne sont pas très heureux des résultats, alors qu’ils n’ont tout simplement pas retrouvé la quantité de plage inscrite dans leur contrat d’achat.

«Les propriétaires qui avaient dans leur contrat une plage de huit mètres ont été rechargés, alors les autres propriétaires ont tout simplement été oubliés. Une démarcation est d’ailleurs très visible du travail réalisé sur la berge. Est-ce de façon volontaire par RTA? On est en droit de s’interroger», souligne Christa Berky.

Dans les faits, lorsque l’entrepreneur a entrepris le nivelage de la plage avec le sable transporté de la carrière Desmeules, les résidents ayant des plages de 16 mètres ont demandé de niveler leur plage également.

«On s’est fait tout simplement répondre par l’entrepreneur que celui-ci n’avait pas l’autorisation de la compagnie. J’ai téléphoné par la suite à des responsables de RTA qui ne semblaient pas croire en la teneur de nos contrats en ce qui concerne la plage de 16 mètres. Force est d’admettre qu’il n’y a pas eu de lien entre l’ancienne administration de la Société immobilière Alcan (SIAL) et la nouvelle administration de Rio Tinto Alcan. Dans le passé, nous avions la visite régulière des gens du programme des berges. Ça doit faire au moins 10 ans que ces gens sont venus dans notre secteur», de conclure Christa Berky.

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