Bilan parlementaire 2022: L’immigration, un casse-tête pour Alexis Brunelle-Duceppe

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Bilan parlementaire 2022: L’immigration, un casse-tête pour Alexis Brunelle-Duceppe
Le député de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, déplore la complexité inutile et les contradictions au sein du système d’immigration canadien. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey Simard)

Les dossiers d’immigration n’ont pas manqué de tenir occupé le député de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, en 2022.

Récemment, les cas d’environ huit joueurs potentiels de l’équipe de l’Académie de basketball d’Alma lui ont été confiés. C’est qu’en raison différents problèmes liés aux procédures d’immigration, il est actuellement impossible pour les jeunes recrues d’entrer au pays.

S’il affirme faire tout ce qui est en son pouvoir pour régler la situation, le député préfère ne pas commenter davantage le dossier pour des raisons de confidentialité.

85% des cas problèmes

Les joueurs de basketball sont loin d’avoir été les seuls à faire appel au député pour des problèmes d’immigration au cours des 12 derniers mois.

« L’immigration comme telle, c’est complexe, c’est compliqué, il y a des problèmes partout, il n’y a aucun programme qui fonctionne bien présentement. Probablement que 85% des cas problèmes du bureau, ce sont des problèmes d’immigration. »

En plus des étudiants internationaux, Alexis Brunelle-Duceppe a notamment épaulé plusieurs entrepreneurs de la région dans leurs démarches de recrutement à l’étranger.

Système défaillant

Le bloquiste estime que la Loi canadienne sur l’immigration comporte actuellement plusieurs aberrations. Parfois « schizophréniques », dit-il, les dispositions de la loi donnent lieu à des injustices.

« On avait une grande problématique d’iniquité entre les étudiants francophones africains et les autres étudiants étrangers. Leur taux de refus était de 88%, alors que dans la plupart des autres pays, ça se situe entre 30% et 40% », mentionne le député. Il ajoute que cela affectait beaucoup plus le Québec, qui priorise pour sa part l’immigration francophone.

En ce sens, il soutient qu’il y a « une dichotomie entre ce qu’Ottawa veut et ce que le Québec veut ».

C’est d’ailleurs pour cette raison que le bloquiste milite ardemment pour le rapatriement au Québec des pouvoirs en immigration. À son avis, cela permettrait de simplifier le processus ainsi que de mieux répondre aux besoins.

Des progrès ont néanmoins été accomplis en 2022 grâce aux efforts déployés par le député en comité parlementaire. En septembre dernier, le fédéral a notamment reconnu que du racisme avait teinté le processus de sélection des étudiants étrangers et a affirmé que des correctifs seraient apportés.

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