Bleuets sauvages du Québec et la main-d’œuvre étrangère : Le recrutement s’annonce plus difficile

Par Denis Hudon
Bleuets sauvages du Québec et la main-d’œuvre étrangère : Le recrutement s’annonce plus difficile
L’industrie du bleuet doit elle aussi apprendre à faire les choses différemment dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. (Photo : Archives)

Le groupe Bleuets sauvages du Québec vit comme tout le monde les impacts liés à la COVID-19. Habituée de combler le manque de main-d’œuvre par la venue de travailleurs étrangers, l’entreprise est consciente qu’elle ne pourra en accueillir autant cette année.

« Nous sommes nous aussi en plein questionnement. Nos quatre usines et nos bleuetières engagent habituellement de nombreux travailleurs de l’étranger. C’est l’incertitude parce qu’on ne sait pas comment va évoluer la crise », dit le président Jean-Pierre Senneville.

Avec un Québec en pause, plusieurs ont perdu leur emploi. Le secteur de l’agriculture notamment pourrait faire appel à ces gens pour de la main-d’œuvre.

« On va devoir s’ajuster. Même si le déconfinement se fera graduellement, les mesures de distanciation sociale et autres règles sanitaires seront toujours de mise pendant encore un bon bout de temps. La sécurité et la santé des travailleurs sont au cœur de nos préoccupations. »

La donne a changé avec la COVID-19. En usines comme dans les bleuetières, la distanciation sociale obligatoire exige des mesures adaptées. Idem pour l’hébergement des travailleurs.

Pas d’inquiétude

Jean-Pierre Senneville croit qu’il sera plus difficile de recruter de la main-d’œuvre étrangère pour la saison 2020 de bleuets. (Photo : Archives)

Jean-Pierre Senneville est plutôt rassuré quant aux travailleurs qui proviendront de l’étranger alors que les règles sanitaires, avec notamment la mise en quarantaine, sont rigoureuses tant au moment du départ de chez eux qu’à leur arrivée au Canada.

« Ça va être plus compliqué, surtout pour l’hébergement avec la distanciation sociale. Il est à prévoir aussi que certains d’entre eux qui avaient l’habitude de venir travailler au Québec et dans la région préfèreront rester dans leur pays. La COVID-19 est mondiale. Et on peut les comprendre ».

Pas la première ni la dernière

« C’est nouveau pour tout le monde. C’est la première fois qu’on se retrouve en situation de pandémie. C’est de l’inconnu et on doit apprendre à gérer la situation ».

En agriculture, les acteurs de l’industrie sont habitués aux imprévus, ne serait-ce que du point de vue des conditions climatiques ».

Jean-Pierre Senneville garde confiance parce que ce n’est pas la première tempête à laquelle l’entreprise doit faire face et ce ne sera pas la dernière non plus.

Il accueille bien les programmes gouvernementaux annoncés jusqu’à maintenant pour soutenir l’industrie dans cette crise du coronavirus.

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