Camping: la folie des réservations

Janick Emond, journaliste de l’Initiative de journalisme local
Camping: la folie des réservations
Depuis janvier dernier, les campings reçoivent énormément d’appels de réservation. (Photo : courtoisie)

Cet été encore, ça sera la folie sur les campings du Lac-Saint-Jean. Les appels pour les réservations de terrains ont commencé très tôt cette année.

Au camping Belley, dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon, toutes les disponibilités pour les terrains avec services sont déjà complètes.

« Entre le 22 juin et le 22 août, c’est rempli, on n’a plus de place. Les gens se sont pris très tôt cette année, on sent que l’attrait des campings l’an dernier a fait en sorte que les campeurs veulent sécuriser leur terrain rapidement », indique le directeur du camping Belley, Michel Galarneau.

Il souligne d’ailleurs que dès la mi-janvier, le téléphone a commencé à sonner et les terrains ont commencé à être réservés.

« C’est du jamais vu ici ! On a une moyenne de 100-125 messages par jour sur notre boite vocale, on gère en plus des messages sur Facebook et des courriels. C’est phénoménal. J’ai arrêté de prendre des noms pour la liste d’attente quand j’étais rendu à 150 noms en juillet et 150 noms en août. »

Michel Galarneau mentionne également que des groupes de clients réguliers du camping, qui toutes les années louent quelques terrains côte à côte, n’ont pas pu avoir leur terrain pour cet été.

De plus, l’organisation du camping Belley évalue présentement les possibilités afin d’ouvrir la plage au public cette année.

« On a 2km de plage, c’est triste de ne pas s’en servir complètement. L’an dernier, seuls les clients du camping pouvaient y aller, mais cette année, on veut l’ouvrir à tous. On a donc plusieurs scénarios d’envisager, on attend maintenant que les directives de la santé publique. »

Camping Blanchet

Au camping Blanchet, à Desbiens, c’est le même son de cloche. Les appels sont plus nombreux et les grosses périodes de l’été affichent déjà complet.

« On refuse plus de réservations qu’on en accepte. Il ne reste que quelques places au début et à la fin de l’été, c’est tout », explique le responsable Gerry Desmeules.

Il souligne toutefois que les réservations se sont faites dans les mêmes moments qu’à l’habitude.

« Nous, depuis une dizaine d’années, on prend les réservations à partir de janvier. Rendues en février, les grosses semaines comme les vacances de la construction par exemple, sont déjà complètes. Ça n’a pas changé cette année. »

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