Claude Patry exige un plus grand engagement d'Ottawa

Claude Patry exige un plus grand engagement d'Ottawa

ÉPIDÉMIE. Claude Patry, le député de Jonquière-Alma, ne cache pas sa préoccupation face à l’ampleur des ravages de la tordeuse du bourgeon de l’épinette (TBE) et exige que le gouvernement fédéral s’implique davantage pour contenir l’épidémie.

Claude Patry réagissait ainsi à de récentes informations qui laissent entendre que pour le Saguenay—Lac-Saint-Jean, l’épidémie a augmenté de 35 % et qu’elle affecte maintenant, 643 000 hectares.

« Alors que des scientifiques et l’industrie forestière s’inquiètent avec raison de la progression de l’épidémie de la tordeuse du bourgeon de l’épinette au Saguenay—Lac-Saint-Jean, le gouvernement fédéral ne verse que des miettes pour un problème qui pourrait devenir très grave. Au lieu d’attendre que l’industrie soit gravement affectée, pourquoi le gouvernement fédéral ne s’investit pas davantage comme il l’a fait pour l’épidémie de dendoctrone du pin en Colombie-Britannique? », questionne Claude Patry.

Déjà, en juin dernier, le député de Jonquière-Alma avait interpellé le gouvernement au sujet du manque de soutien financier pour lutter contre les ravages de la tordeuse. Des 18 M $ accordés par le gouvernement pour les quatre prochaines années, le Québec s’était vu consentir un maigre 6 M $ et le Nouveau-Brunswick avait retiré la part du lion avec 12 M $.

« C’est toujours la même chose lorsqu’il est question de l’industrie forestière québécoise, le soutien d’Ottawa n’est pas au rendez-vous. C’est la logique du deux poids deux mesures qui s’applique. Dans la lutte au dendoctrone du pin qui touchait le Colombie-Britannique le gouvernement a investi 200 M $ de 2007 à 2010, pour le Québec et la tordeuses des bourgeons ce sera seulement 6 M $ pour les quatre prochaines années. Si rien n’est fait la progression de la tordeuse pourrait affecter un million d’hectares par année » de conclure Claude Patry.

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