Collège d'Alma: l'AÉCA dénonce la culture malsaine

Collège d'Alma: l'AÉCA dénonce la culture malsaine

MALAISE. Après les syndicats la semaine dernière, c’est au tour de L’Association Étudiante du Collège d’Alma d’exprimer son malaise profond envers la tangente que prend le conseil d’administration du Collège d’Alma.

« Les administrateurs du conseil représentant l’administration et les intérêts externes au collège rendent la discussion très difficile et semblent vouloir enterrer le peu de collégialité qui reste à cette instance », soutient Laura Martin, porte-parole de l’association.

L’AÉCA s’inquiète de la disparition de la culture démocratique qui avait autrefois régné au conseil d’administration. En effet, l’association étudiante constate un refus d’entendre la voix des administrateurs représentants les acteurs internes du collège, soit ceux qui font vivre le cégep au jour le jour.

L’association tient à rappeler la distribution inégale des administrateurs au sein du conseil. Alors qu’il y a 19 sièges sur le conseil, seulement 6 sont attribués aux gens qui sont au cœur du cégep soit les étudiant-e-s, les enseignant-e-s, les employé-e-s de soutient et les employé-e-s professionnels.

« Des gens qui ne semblent pas toujours intéressés à connaître les répercussions des leurs décisions sur le collège ou sur ceux qui y étudient ou y travaillent, se retrouvent en majorité sur un conseil qui décide des grandes orientations de notre établissement », d’ajouter Laura Martin.

L’AÉCA compte donc multiplier ses actions au cours de la prochaine session. L’association compte d’ailleurs sur l’appui des autres syndicats du collège.

« Les étudiant-e-s et les employé-e-s du collège n’en peuvent plus de se faire infantiliser par un conseil d’administration qui vit sur des nuages », de conclure Jonathan Laforest, membre de l’association.

L’AÉCA représente ses 1000 membres étudiant-e-s du Collège d’Alma. Elle défend leurs droits intellectuels, matériels, économiques et pédagogiques. L’AÉCA défend et fait valoir ses positions pour la gratuité scolaire, le féminisme et l’écologisme.

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