Daniel Fortin demande plus d'ouverture

Par Nancy Desgagne
Daniel Fortin demande plus d'ouverture
Daniel Fortin a dû réduire de moitié la taille de son affiche annonçant son projet de complexe locatif sur la route du lac en raison de la réglementation sur l'affichage de Ville d'Alma.

Daniel Fortin des Entreprises DF considère que la politique d’affichage de Ville d’Alma est trop sévère. Il doit se contenter d’une affiche de 64 pieds carrés pour annoncer son projet de complexe locatif sur la route du lac.

Daniel Fortin a acheté le terrain situé en face du Rona à Alma au printemps dernier. Il a fait poser une pancarte de 8 pieds par 16 pieds annonçant son projet pour s’assurer d’être vu par les automobilistes circulant sur l’avenue du Pont.

Les inspecteurs du service d’urbanisme de Ville d’Alma ont aussitôt avisé M. Fortin verbalement que son affichage ne respectait pas le règlement. L’entrepreneur a essayé de défendre son point de vue auprès des instances municipales, sans succès. Lorsqu’il a reçu une mise en demeure le 8 mai, il a modifié son affiche pour se conformer au règlement.

Daniel Fortin considère que la politique d’affichage d’Alma n’encourage pas les projets d’envergure. « Nous faisons un projet de 4 M$ qui rapportera environ 40 000 $ en taxes chaque année à la municipalité et au lieu d’aider, on nuit au développement économique. Pour que ça se développe, il faut qu’on s’affiche » fait remarquer M. Fortin.

De plus, un peu plus loin sur la même route, la municipalité annonce le projet de parc technologique avec une pancarte de 8 pieds par 12 pieds. « Je comprends qu’il faut une régularité, mais il faut aussi une ouverture d’esprit. Nous affichons dans un champ, ce n’est pas extravagant, poursuit-il. L’appui de la municipalité au projet, c’est une lettre d’avocat. »

Un perpétuel combat

Le président d’Enseignes Ste-Marie, Pierre Ste-Marie, comprend très bien la frustration que vit Daniel Fortin puisqu’il la vit pratiquement tous les jours. D’ailleurs, il en fait part régulièrement aux autorités concernées. Même s’il réussit à trouver des compromis avec le service d’urbanisme dans ses différents projets, il aimerait des changements.

« Mon message ne passe pas parce que la volonté politique n’est pas là. La ville est restrictive par rapport à sa vision d’avenir pour l’affichage. Il faut le moins d’affichage possible, mentionne-t-il. Ce n’est pas vrai que la ville a une vision future commerciale et industrielle, car il faut être capable de l’annoncer et là, on l’étouffe. »

Selon M. Ste-Marie, qui travaille dans le domaine des enseignes depuis de nombreuses années, l’affichage sert à transmettre une information. « Il faut que les gens soient capables de lire. Plus on diminue l’aire des enseignes, plus on crée une hésitation et un ralentissement sur la route qui peut causer des accidents », affirme-t-il.

Ville d’Alma

En réponse aux commentaires de Daniel Fortin et de Pierre Ste-Marie, la responsable des communications de Ville d’Alma, Audrey-Claude Gaudreault, affirme que la règlementation d’affichage d’Alma est similaire à celle d’autres municipalités.

« Nous avons revu nos règlements en 2012 avec un processus de consultation. Pour l’instant, les règlements en place sont appliqués. Nous avons laissé une longue période de tolérance à M. Fortin pour lui donner le temps de régulariser la situation avant de lui envoyer une mise en demeure », précise Mme Gaudreault.

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