Des trous de pêche blanche communautaires à Alma

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Des trous de pêche blanche communautaires à Alma
Les trous de pêche blanche communautaires suscitent déjà un à Alma. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey Simard)

La pêche blanche est désormais accessible à quiconque voudrait s’y adonner. Des trous communautaires ont été percés sur les glaces de la rivière Petite-Décharge, à quelques minutes de marche seulement de la passerelle des Outardes, à Alma.

Pour les instigateurs du projet Steve Gagnon, Michel « Fisherman » Fleury et Mathieu Tremblay, il s’agissait de la meilleure façon de partager leur passion.

« Je suis un vrai maniaque de la pêche. Parfois, je pense que c’est une maladie que j’ai, je pense juste à ça tout le temps! », confie pour sa part Michel Fleury.

Tarière en main, les trois hommes ont entrepris de forer des trous sur une portion de la rivière Petite-Décharge, légèrement à l’est du pont Saint-Georges.

Quatre trous ont été forés près de la rive, tout juste devant l’usine Résolu d’Alma, tandis que quatre autres sont situés un peu plus au large afin de permettre la prise d’espèces distinctes.

« Le plus profond, c’est meilleur pour la lotte », indique Michel Fleury, faisait référence aux trous se trouvant au centre du cours d’eau, lequel fait environ 24 pieds de profondeur à cet endroit. « Là-bas, on va privilégier la perchaude », poursuit-il, en pointant les trous disposés en bordure des rives, où quelque 16 pieds séparent la surface du fond.

« On voulait aussi faire deux groupes de quatre pour donner l’accès à des familles, mais aussi pour que les gens qui ne se connaissent pas et qui veulent être tranquilles puissent avoir la possibilité d’aller un peu plus loin. »

Partager le plaisir

Il est possible de se rendre aux trous communautaires depuis le 1er janvier, ce que plusieurs n’ont pas tardé à faire.

« Pour moi, ç’a toujours été facile, j’ai grandi avec ça.  Mon père est un fou de la pêche et il m’a beaucoup appris. J’ai ma cabane, il n’y a pas de problème. »

Ce n’est toutefois pas le cas pour tout le monde, ajoute-t-il, expliquant que le forage de la glace est une opération laborieuse sans les outils adéquats, une difficulté à laquelle il se réjouit d’avoir pu remédier.

Notons que les personnes doivent détenir un permis de pêche pour utiliser les trous. Une quinzaine de brimbales communautaires sont également à la disposition du public sur le site.

Seulement un début?

Pour l’heure, Michel Fleury affirme que lui et ses camarades s’emploieront à parfaire les installations existantes. Ils tenteront notamment d’améliorer l’efficacité des dispositifs permettant de recouvrir les trous pour éviter que la glace ne s’en empare.

On ne ferme cependant pas la porte à l’ajout d’autres trous dès l’année prochaine. L’idée d’une « cabane communautaire » n’est pas non plus exclue, quoique sa concrétisation serait conditionnelle à la levée des mesures sanitaires et à l’obtention de financement.

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