Deux anges passaient par là pour Charlemagne

Deux anges passaient par là pour Charlemagne

RCR. Pour Charlemagne Couture, son heure n’était tout simplement pas venue le 25 septembre dernier. Terrassé par une violente crise de cœur au moment où il faisait du vélo, il gisait là, sur la chaussée, égrainant les dernières secondes de sa vie. Deux anges ambulanciers qui passaient par hasard dans le secteur ont immédiatement pratiqué sur lui les techniques de RCR, lui sauvant ainsi la vie en attendant l’ambulance.

« Quand l’ambulance est arrivée, il était prêt à recevoir un choc avec le défibrillateur. C’est la première fois que je sentais un retour de pouls… J’en ai encore des frissons. Il a ouvert les yeux », raconte Stéphanie Tremblay. Elle s’assurait que Charlemagne recevait une bonne oxygénation pour protéger les organes internes pendant que Nicolas Lavoie massait le cœur selon la technique appropriée.

Ce dimanche, la famille de Charlemagne Couture tenait un déjeuner un peu spécial avec deux invités de marque, Nicolas et Stéphanie, tous deux ambulanciers de profession et conjoints dans la vie.

Charlemagne Couture est un heureux retraité aujourd’hui âgé de 70 ans. Il est en parfaite forme physique, pratiquant le ski de fond en hiver et le vélo en été où il agit notamment comme ambassadeur de la Véloroute des Bleuets.

« Cette année, j’avais plus de 3000 kilomètres de roulés et je n’ai jamais eu aucun symptôme annonciateur de mon accident cardiaque. C’est sans doute également ma bonne forme qui fait que je suis debout devant vous ce matin », a-t-il lancé.

Il s’écrase sur la chaussée

Le 25 septembre dernier, Charlemagne et son épouse Collette sont partis pour une randonnée à vélo où ils étaient allés dîner à St-Gédéon.

Sur le chemin du retour, à l’intersection du Boulevard Maurice-Paradis et de la rue Scott, Collette a soudainement vu son conjoint partir vers le centre du boulevard et s’affaisser lourdement au sol, en plein sur la ligne jaune.

Un camionneur s’est immédiatement arrêté et a tenté de réanimer Charlemagne.

« On était en congé et on se rendait chez ma mère. En arrivant près de l’intersection, j’ai vite réalisé ce qui se passait et on est parti à la course. Pendant que Stéphanie plaçait la tête de Charlemagne en bonne position, moi, j’ai appliqué le protocole et les techniques de RCR », raconte Nicolas qui a alors réalisé que l’homme en question était son oncle Couture.

« Ce qui aurait aidé encore plus, c’est que les premier policiers arrivés sur place auraient eu un défibrillateurs dans leur auto. C’est déplorable car les policiers de Saguenay en ont un dans leur voiture. Le massage cardiaque sert à préparer le cœur à recevoir un choc. Heureusement, les ambulanciers sont arrivés rapidement car dans de tels cas, c’est une question de deux à quatre minutes avant que le cerveau ne subisse des dommages irréparables », ajoute pour sa part Stéphanie.

À l’arrivée des ambulanciers, dès le premier choc avec le défibrillateur, le pouls de Charlemagne est revenu et il a ouvert les yeux.

« Je ne vous remercierai jamais assez… Le constat que j’ai fait, c’est l’attachement de ma famille et de mes amis. J’ai eu des cartes de souhaits, ça ressemblait à Noël. Je me sens aimé et apprécié. Je vis une 2e vie et j’espère qu’elle sera aussi belle que la première », de conclure Charlemagne.

« C’est une belle récompense pour nous de vous voir ainsi. C’est pour ça que l’on fait ce métier-là », lance Nicolas.

Et d’enchainer Stéphanie avec émotion: « On l’a déjà notre cadeau, c’est de voir Monsieur Couture en vie ! »

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