Église de Sainte-Monique : Un projet de culture verticale à l’étude

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Par Julien B. Gauthier
Église de Sainte-Monique : Un projet de culture verticale à l’étude
L’église de Sainte-Monique est inaccessible au public depuis 2019 en raison d’un danger de chutes de pierres. (Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier)

L’Église de Sainte-Monique-de-Honfleur pourrait bien avoir une nouvelle vocation d’ici quelques années. Un scénario de culture verticale de fruits et légumes à l’intérieur même du bâtiment est actuellement à l’étude.

La municipalité a notamment eu une subvention de 50 000 $ dans le cadre du programme de requalification des églises du gouvernement du Québec. Elle a ainsi mandaté Agrinova afin d’évaluer la possibilité de réaliser un tel projet.

Le centre de recherche et innovation en agriculture n’a pas voulu commenter, jugeant qu’il est trop tôt. Mais il a confirmé qu’une étude est belle et bien en cours. Selon le maire Mario Desbiens, celle-ci est évaluée à 65 000 $.

Saint-Pacôme

Un projet similaire a été mis en place à l’église de Saint-Pacôme au Bas-Saint-Laurent. (Photo courtoisie Inno-3B)

Un tel projet a été mis en place à l’église de Saint-Pacôme, dans la région du Bas-Saint-Laurent. Là-bas, l’équipe des Jardins du clocher et la firme Inno-3B viennent tout juste de réaliser une première récolte. Elles ont notamment obtenu une aide financière plus de 2 M$ de Québec pour réaliser le projet.

Les installations de serres leur permettent ainsi de faire pousser près de 100 000 kg de fruits et légumes par année.

Le maire de Sainte-Monique s’attend d’ailleurs à ce que l’étude d’Agrinova aboutisse d’ici 2023.

La culture verticale en est encore à ses balbutiements au Québec. Les fruits et légumes y sont cultivés dans un environnement contrôlé grâce à un système d’irrigation et des éclairages au DEL.

Église fermée

Rappelons que l’église a fermé ses portes en avril 2019. En effet, l’assureur de l’immeuble jugeait le bâtiment trop dangereux en raison du risque de chutes de pierres de la façade extérieure.

Depuis, les paroissiens effectuent les messes et les célébrations dans une chapelle aménagée dans le presbytère tout juste à côté du bâtiment, qui n’a pas encore été désacralisé. Une clôture fait actuellement le tour de tout l’édifice, qui a été construit en 1953.

Un comité a été formé en 2019 afin de lui trouver une nouvelle vocation. De son côté, le maire Mario Desbiens se dit emballée par l’idée de culture verticale.

« Ça crée de la chaleur et c’est une source de revenus. Avec le programme de requalification des églises de Québec, c’est tout à fait possible. »

« On ne peut pas la démolir. Ça coûterait plus de 1 M$. C’est un beau bâtiment qui a été construit par nos pères. Lui trouver une nouvelle vocation, c’est primordial », conclut-il.

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