En temps de COVID, l’organisme La Nichée se réinvente

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Par Julien B. Gauthier
En temps de COVID, l’organisme La Nichée se réinvente
L’organisme La Nichée a reçu plusieurs dons de vêtements et d’objets pour les enfants pendant la crise. (Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier)

Alors que la proximité avec autrui fait partie de l’ADN même de l’organisme La Nichée, qui vient en aide aux parents dans toutes les étapes de la maternité, son équipe a dû mettre les bouchées doubles afin de trouver des alternatives qui respecteraient la distanciation sociale.

« Nous avons appelé les 300 familles membres en une semaine pour voir s’ils avaient des besoins particuliers. On a fait des suivis hebdomadaires auprès de celles avec plus de besoins », explique Diane Tanguay, directrice de la Nichée.

Ce faisant, l’équipe de l’organisme a mis en place le « Répit poussette », qui consiste à offrir aux parents l’opportunité de faire balader leur enfant en poussette, dans les environs du domicile.

Du répit pour les parents

« Avant, lorsqu’il y avait un nouveau-né, on allait aider les familles à raison de 3 à 6 heures par semaine pendant 5 semaines. En raison de la COVID, on ne peut plus aller dans les maisons. Avec notre système de désinfection, on nettoie la poussette, et on part avec le bébé. On ne va jamais plus loin qu’à 15 minutes de la maison, car si le bébé pleure, on retourne à la maison. Mais si le bébé dort bien, on peut même prolonger la ballade jusqu’à 1h30 si les parents sont d’accord », ajoute Diane Tanguay.

Une autre idée originale élaborée pendant la crise, celle du « Répit galerie » permet aux intervenants d’interagir avec les parents en personne, dans leur cour ou sur leur balcon.

« On va jaser avec le parent sur sa galerie ou dans sa cour tout en gardant la règle du deux mètres, pour prendre de ses nouvelles et pour tâter le pouls », explique la directrice.

Par ailleurs, La Nichée a acheté un bâtiment, celui de l’ancien SonXPlus, situé au 195 avenue du Pont Nord, qui sera mieux adapté aux réalités de l’organisme. Il y déménagera vers la fin du mois de juin. Ce sera son troisième déménagement en moins d’un an, mais surtout le dernier, espère Diane Tanguay.

Campagne de financement annulée

L’organisme a cependant dû annuler sa campagne annuelle de financement, le « TupperGo » qui devait se tenir le 1er juin, en raison des désagréments de la crise. Celle-ci permet d’amasser environ 3000 $.

« C’est dommage parce que cette activité nous donnait de la visibilité, nous permettait de nous faire voir. La crise nous a occasionné des coûts supplémentaires, notamment en contrats de peinture, car nous n’avons pu prendre des bénévoles pour peinturer nos nouveaux bureaux. »

Diane Tanguay souligne toutefois la bonne participation des citoyens qui, pendant le confinement, ont fait don d’objets et de vêtements, ainsi que du député Éric Girard avec son initiative « Mon Voisin, je m’en occupe ». Elle aurait toutefois espéré que Ville d’Alma soit davantage au rendez-vous pour aider l’organisme.

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