« Enseignes Ste-Marie » importe à Alma… des contrats

« Enseignes Ste-Marie » importe à Alma… des contrats

Après quelque 37 ans dans le domaine du néon et des enseignes lumineuses, Pierre Ste-Marie, propriétaires d’Enseignes Ste-Marie a compris depuis longtemps que la région ne suffit pas à faire tourner une entreprise comme la sienne. Alors, il va chercher à l’extérieur de lucratifs contrats qu’il ramène ici à Alma pour les faires réaliser par ses quelque 35 employés. Présentement, son carnet de commande comporte pour plus de 1,2 M $ de ces contrats acquis sur des marchées extérieurs à la région.

Proclammé « Homme d’affaires de l’année » par l’Association québécoise de l’industrie de l’enseigne, cette reconnaissance est largement méritée quand on constate le chemin parcouru. « Avec Internet, on dispose d’un fabuleux moyen de rechercher des contrats. Ainsi, j’ai libéré du temps à ma gérante de projet et elle passe de longues heures sur Internet et recherche dans des sites précis mais également dans les sites des municipalités, du gouvernement, etc… On déniche ainsi des contrats qui sont offerts et on leur offre notre expertise. Et ça marche ! On roule présentement avec quelque 35 employés et on réalise des contrats pour Valleyfield, on vient de terminer Shippagan, la municipalité de Sherbrooke nous a à l’œil et on travaille avec le ministère des Transports sur le projet Village Relais », lance avec enthousiasme Pierre Ste-Marie.

Juste avant l’entrevue, retardée de quelques minutes, il discutait avec un haut fonctionnaire de la Ville de Sherbrooke qui voulait absolument retenir les services d’Enseignes Ste-Marie pour réaliser la phase III de leur programme d’identification. « On avait remporté l’appel d’offre de la phase I. On a manqué de peu la phase II et là, parce qu’ils ont bien aimé notre travail, ils nous offrent directement la phase III, sans aller en appel d’offre car il s’agit d’un contrat de 100 000 $ et moins. C’est agréable de voir que notre travail plaît aux gens », précise le propriétaires d’Enseignes Ste-Marie.

Contrats

Pierre Ste-Marie est bien conscient que le marché du néon et de l’enseigne lumineuse dans la région ne peut pas faire vivre toutes les entreprises qui rivalisent dans ce domaine.

Il fouine ailleurs et trouve des lots drôlement intéressant.

Présentement, au coût de 550 550 $, il réalise la phase I de la signalisation corporative de la ville de Valleyfield. La ville entend consacrer quelque 3 à 4 millions $ dans ce projet.

Tous les panneaux architecturaux directionnels de la ville, l’identification des bâtiments et des attraits touristiques et culturels font partie de cette phase.

Enseignes Ste-Marie leur a soumis un projet audacieux en utilisant de l’aluminium brossé ou recouvert de peinture cuite, un style moderne et un projet clé en main, comportant la mise en place des bases de béton, l’alimentation en électricité et l’installation des affiches. À Sherbrooke, la phase I représentait un contrat de 300 000 $.

En collaboration avec le ministère des Transports du Québec, l’entreprise a remporté l’appel d’offre (concept, originalité et coût abordable) pour l’identification des Villages Relais. Ainsi, au coût de 450 000 $, il devra réaliser 45 projets d’affichage en trois ans. À Shippagan, au Nouveau-Brunswick, il vient de compléter un projet de quelque 200 000 $ pour toutes les enseignes directionnelles de la ville. Pour convaincre les autorités locales, il a du innover, user de finesse pour arriver avec un projet très complexe mais répondant parfaitement aux attentes de la municipalité et il a battu son principal concurrent qui était de la place.

Cette année, l’entreprise devrait réaliser un chiffre d’affaires de plus de 1,5 M $ dont plus de 90 % proviendront de l’extérieur de la région.

Pierre Ste-Marie est au fait de tout ce qui bouge dans le domaine. Notamment, le néon a perdu de larges parts de marché au détriment du LED. Il a donc compensé cette baisse en développant une nouvelle approche du côté de l’affiche lumineuse. À Alma, dans son atelier, les employés produisent de A à Z tout ce qui compose l’affiche, incluant le boitier en aluminium et les recouvrements. Comme la concurrence, il achète le matériel électrique et électronique sur les marchés chinois ou japonais.

Mais, en bout de ligne, Enseignes Ste-Marie s’est taillé une place au soleil que bien d’autres entreprises au Québec et ailleurs au Canada envient.

Pierre Ste-Marie ne manque jamais une occasion de représenter l’entreprise lors de grands rassemblements du monde de l’enseigne lumineuse, à Montréal, Toronto ou Las Vegas aux États-Unis. Il y va avec ses meilleures productions et en revient avec les meilleures idées.

Et, quand vient le temps de faire du business ici, il a l’œil ouvert. Par exemple, voyant le restaurant La Cage au Sport en construction, il a rencontré les dirigeants locaux pour leur proposer ses services. Normalement, tout l’affichage aurait du venir de Montréal. Après discussions et proposition d’affaires, il a décroché le contrat et tout a été réalisé dans l’atelier du boulevard Dequen. À travers tout ce brassage d’idées et de contrats, Pierre Ste-Marie ne pense pas encore à la retraite. Cependant, il songe à la passation des pouvoirs. Son fils Jacques est responsable de la production alors que Charles est en charge de l’installation sur le terrain. Quant à André, ingénieur en électricité pour une grosse firme à Alma, il n’hésite jamais à prêter ses services, le soir ou la fin de semaine, pour apporter son « éclairage » à la compagnie familiale.

Pierre Ste-Marie a toujours refusé de s’exiler à Montréal pour gagner sa vie. Il a compris que le succès réside dans le fait d’aller chercher les contrats ailleurs pour les faire réaliser ici.

Au www.lelacstjean.com, les photos des réalisations d’Enseignes Ste-Marie.

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