Éoliennes Belle-Riviere : Avec 5 ans de retard, l’entrée en fonction est prévue l’an prochain

Photo de William Fradette
Par William Fradette
Éoliennes Belle-Riviere : Avec 5 ans de retard, l’entrée en fonction est prévue l’an prochain
Jean Lavoie, montrant les sites finaux où seront posés les éoliennes. (Photo : Trium Médias - William Fradette )

Les éoliennes commenceront à produire de l’électricité en octobre 2020. Les municipalités de Saint-Gédéon, Hébertville-Station et Saint-Bruno recevront plusieurs dizaines de milliers de dollars en redevances.

C’est devant une cinquantaine de personnes rassemblées à Saint-Gédéon, que le directeur général de la Coopérative Val-Eo, Jean Lavoie, a expliqué les détails finaux du projet. Ce sera bel et bien six éoliennes E126 de la firme allemande Enercon qui ont été choisies. Celles-ci occuperont le paysage en tournant à 113 mètres du sol ; les rotors culmineront à 176 m.

Le projet débutera dans les prochains jours. C’est d’abord les chemins d’accès qui seront construits avant l’hiver ; le reste des travaux recommencera au printemps 2020.

Des sommes importantes

La MRC Lac-Saint-Jean-Est, via la Société d’Énergie du Lac-Saint-Jean, a prêté près de 800 000 $ dans cette aventure. Cependant, les modalités de remboursement seraient malgré tout encore à définir, selon le préfet André Paradis.

Les municipalités touchées recevront des redevances. En effet, Saint-Gédéon, Hébertville-Station et Saint-Bruno se répartiront plus de 175 000 $ dès la mise en service.

Retard

Questionné sur les retards considérables qu’a pris le projet, Jean Lavoie a admis que des étapes ont été difficiles. L’homme impliqué depuis 2005 dans la coopérative a déclaré que le renouvellement des permis et ententes aura été un long travail.

Il explique que les différentes exigences d’un tel projet viennent avec des limites de temps. « C’est toujours des étapes critiques et stressantes, si tu ne les passes pas tu sais que ne peux pas passer à l’autre, tu as les deux pieds dans l’eau ».

Impacts négligeables, selon les promoteurs

Val-Éo et son partenaire Algonquin Power ont tenu à préciser qu’il sera difficile d’entendre les éoliennes pour la majorité des résidents du secteur. L’impact visuel serait également minime.

Puisque les résidences les plus près seront situées à 750 m des aérogénérateurs. Elles se trouvent donc dans une zone suffisamment éloignée pour que le son ne représente pas une nuisance. « Les gens du rang 4 Sinaï n’entendront pas grand-chose, la circulation des voitures et camions est beaucoup plus bruyante en soi ».

Visuellement, Jean Lavoie a tenu à relativiser la présence des tours. « Avec la perspective, le poteau d’électricité paraît beaucoup plus grand que l’éolienne, en raison de la distance ».

La réduction du nombre d’éoliennes est pour beaucoup dans la diminution des impacts du projet, qui nécessitera moins de routes également.

Les gens rassemblés à la salle communautaire de Saint-Gédéon se préoccupaient surtout des impacts visuels et sonores du projet. Les quelques mécontents rencontrés à la sortie de la séance d’information s’étaient résignés à la construction des éoliennes.
Partager cet article

1
Laisser un commentaire

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
0 Comment authors
Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
trackback

[…] en octobre 2020 et génèreront d’importantes redevances pour les municipalités, rapportait le journal Le Lac-Saint-Jean le 26 […]