Fermeture de casernes de pompier : Une annonce à prévoir fin janvier

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Par Julien B. Gauthier
Fermeture de casernes de pompier : Une annonce à prévoir fin janvier
La RISISS a pour mandat la gestion de sept casernes de pompiers dispersées dans six municipalités de la MRC de Lac-St-Jean Est. Celles de Saint-Bruno, Hébertville-Station, Saint-Gédéon et Desbiens pourraient fermer. (Photo : Trium Médias - Julien B. Gauthier)

Un manque de relève est à l’origine de la fermeture éventuelle de plusieurs casernes de la région.

C’est ce qu’avance le président Régie intermunicipale de sécurité incendie du secteur Sud (RISISS) et maire d’Hébertville-Station, Réal Côté.

Pour l’instant, il souhaite ne pas confirmer quelles seront les municipalités touchées par ces fermetures. Pour lui, le dossier est d’une extrême délicatesse. Pesant ses mots, il souhaite « vendre l’idée à la population », tout en s’assurant qu’elle se sente en sécurité.

L’annonce officielle des fermetures devrait être faite d’ici la fin du mois de janvier, ou en début février. Par ailleurs, les maires des municipalités concernées ont eu le mot d’ordre de ne pas répondre aux médias sur cette question.

« Ce n’est pas facile faire l’unanimité dans un dossier comme ça. C’est délicat. Il faut que notre monde se sente en sécurité. Si on va trop vite dans les journaux et que ça dérape, on va se ramasser où ? », ajoute-t-il.

Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et d’Hébertville pourraient rester

Des rumeurs circulent actuellement à l’effet que seules les casernes de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix et d’Hébertville resteront en fonction. Rappelons par ailleurs que pour cette dernière, un projet de 2 M$ est actuellement en cours afin de construire un nouveau bâtiment qui correspond aux normes.

« C’est impossible qu’il y ait des casernes partout. Présentement, on a sept casernes. Ça coûterait 10 millions les faire remplacer. C’est un non-sens. Il faut faire comprendre ça à la population. »

De son côté, le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean Est, André Paradis souhaite ne pas s’ingérer dans l’autonomie des municipalités.

« Nous n’interviendrons pas dans ce dossier, à moins que les actions viennent mettre en péril le schéma de couverture de risque en incendie. »

Une formation coûteuse, mais pas assez d’heures de travail

Les personnes qui souhaitent exercer la fonction de pompier volontaire doivent suivre la formation obligatoire offerte par l’École nationale des pompiers du Québec.

Dans le cas d’une municipalité au Lac-Saint-Jean, ils doivent suivre la formation Pompier I, qui concerne spécifiquement les municipalités de moins de 25 000 habitants, en plus d’une panoplie d’autres programmes allant de la désincarcération à l’opération de camion de pompier.

« Les pompiers gagnent entre 25 $ et 30 $ de l’heure. La formation de 10 000 $ est d’environ 300 heures.  Après ça, tu vas gagner 200 $ ou 300 $ dans ton année. C’est un gros sacrifice… », conclut le maire d’Hébertville-Station.

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