Fin de l'offre de vaccination gratuite contre le Méningocoque B

Fin de l'offre de vaccination gratuite contre le Méningocoque B

SANTÉ. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean annonce que la période pour recevoir la deuxième dose gratuite du vaccin contre le méningocoque de sérogroupe B prendra fin le 30 juin prochain. N’oublions pas qu’une seule dose de vaccin ne suffit pas pour être protégé.

Toutes les personnes de plus de 12 mois, ayant reçu une première dose avant le 31 décembre 2014, ont jusqu’à la fin juin pour prendre rendez-vous auprès de leur CLSC pour obtenir leur deuxième dose du vaccin. Après cette date, le CIUSSS n’offrira plus gratuitement le vaccin contre le méningocoque de sérogroupe B à la population ciblée (les jeunes de 2 mois à 20 ans inclusivement). Il est important de compléter cette vaccination afin d’avoir une efficacité optimale.

Pour les enfants de 12 mois et moins, qui ont besoin de 3 à 4 doses du vaccin, ils auront jusqu’au 31 mars 2016 pour compléter leur vaccination.

Sur les 57 038 jeunes ciblés par la campagne, 42 451 (plus de 74 %) ont reçu au moins deux doses de vaccin.

Moyen efficace

«Afin d’enrayer la situation endémique qui perdurait au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis quelques années, afin de nous prémunir contre une maladie qui a déjà fait trop de dommage dans notre région, il nous fallait un moyen efficace, une arme vraiment en mesure de combattre cette infection majeure, précise le directeur de santé publique du CIUSSS, le docteur Donald Aubin. Le vaccin est la meilleure arme mise à notre disposition, mais pour que celui-ci soit efficace, il faut recevoir toutes les doses nécessaires selon l’âge de la personne.»

La première constatation de cette vaste opération de vaccination est que le virus circule moins dans la région depuis la mise en place de la campagne. Toutefois, la bactérie continue de circuler partout au Québec.

Région la plus touchée

La décision de mener une campagne gratuite de vaccination ciblée s’appuie sur la recommandation des membres du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ), qui relève de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), à la lumière de données scientifiques et de la situation endémique qui perdurait au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis plusieurs années.

Le 5 mai 2014, lors du lancement de la campagne, la région était la plus touchée par cette maladie, alors que le taux d’infection chez les 20 ans ou moins se situait à 12,04 par 100 000, comparativement à 1,70 par 100 000 pour l’ensemble de la province, ce qui représentait un taux d’incidence 7 fois plus élevé que la moyenne provinciale.

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