Friperies : Un élan de générosité post-confinement

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Par Janick Émond
Friperies : Un élan de générosité post-confinement

Les friperies Coderr, à Alma et à Chicoutimi, se remettent d’une période folle. Depuis leur réouverture le 4 mai, jusqu’à la mi-juin, les boites de dons et les points de services se sont retrouvés complètement débordés.

« Avec le confinement, les gens ont eu bien le temps de faire du ménage à la maison. Les mentalités ont changé aussi et de plus en plus de personnes viennent remettre les objets dont ils ne veulent plus, ici, dans nos friperies et dans nos boites de dons. Ç’a fait en sorte que nous nous sommes retrouvés ensevelis de sacs de vêtements et de boites d’objets de toutes sortes », commente le directeur des friperies Coderr, Guy Larouche.

Ainsi, pendant un peu plus d’un mois, la quantité de dons a littéralement doublé dans la région.

« Si on prend Alma comme exemple, en temps normal, nous recevons entre 400 et 500 dons par jour, environ. Dans les semaines suivant notre réouverture, on est passé à environ 1 100 à 1 200 dons quotidiens. »

Alors que normalement, les boites de vêtements dans l’entrepôt à l’arrière sont bien remplies, Guy Larouche raconte que dans la grosse période de dons, on retrouvait des vêtements du plancher jusqu’au plafond.

« L’entrepôt débordait, c’était complètement fou. Disons que c’était un heureux problème de gestion, tout ça. »

Achalandage

Il n’y a pas que les dons qui ont augmenté à la suite de la réouverture des friperies. L’achalandage aussi, mais plus modérément, selon M. Larouche.

« Il y a plus de monde qui vient à la friperie depuis notre réouverture qu’avant la période de COVID. Je ne dirais pas cependant que c’est une grosse augmentation, elle est plutôt légère, mais on la remarque assez bien », indique-t-il.

Il ne pourrait pas dire pour quelles raisons les friperies Coderr sont plus visitées.

« Je ne pourrais dire si c’est parce que plus de gens ont moins de moyens financiers présentement, que c’est une conscientisation qui a été faite durant le confinement, ou autres. »

Cette hausse de dons et d’achalandage assure ainsi un bon roulement de l’inventaire, avance Guy Larouche.

« On s’est retrouvé avec pratiquement une rotation de 7 000 vêtements par semaine, ce qui est énorme. On s’est également retrouvé, évidemment, avec beaucoup plus de choix, et ça, ç’a certainement dû aider à faire revenir des clients », conclut-il.

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