Funérailles de Thierry Leroux: une cérémonie remplie d'émotions

Funérailles de Thierry Leroux: une cérémonie remplie d'émotions

HOMMAGE. Il était un ami, un collègue formidable et d’une grande écoute, un partenaire de hockey hors pair et un amoureux des plus affectueux. À 26 ans, Thierry Leroux avait la vie devant lui.

Ses proches n’avaient que de bons mots à son égard. Les témoignages touchants se sont succédé à la Cathédrale de Chicoutimi, où se sont déroulées vendredi les funérailles civiques du policier tué à Lac-Simon, le 13 février dernier.

Passionné par son métier, Thierry avait un rire contagieux.

« Nous sommes une équipe tissée serrée. Quand Thierry entrait dans une pièce, l’ambiance changeait pour le mieux. On l’appelait l’effet Leroux », a raconté l’un de ses collègues.

Il aurait remué le ciel et la terre pour ses proches.

« Thierry, c’est un être d’exception », a confié son beau-frère, Nicolas Vaillancourt.

La conjointe du défunt, Joannie Vaillancourt, a laissé couler quelques larmes lorsqu’elle s’est adressée à l’homme de sa vie.

« Tu es et seras toujours l’amour de ma vie. On a vécu une histoire hors du commun et elle s’est arrêtée trop vite. […] Notre histoire n’est pas finie. Elle est sur pause et elle reprendra quand mon tour viendra et que je viendrai te rejoindre. »

Le père, Michel Leroux, a ensuite pris la parole. Il a tenu, avant tout, à remercier l’équipe du poste de police de Lac-Simon de même que tous les policiers qui se sont déplacés pour assister à la cérémonie.

« Thierry, il n’y a pas de plus grand sacrifice que de donner sa vie pour protéger celle de son prochain. C’est avec abdication de soi, dévouement et courage que tu as donné la tienne. Repose en paix, mon grand, avec le sentiment du devoir accompli », a terminé Michel Leroux.

La passion avant tout

Les amis et la famille de Thierry Leroux sont unanimes. Le jeune policier de 26 ans était bien plus qu’un agent. C’était un vrai passionné et l’abbé Jean Gagné, qui célébrait la cérémonie, n’a pas manqué de le rappeler.

« C’était avec une grande fierté que Thierry portait l’uniforme. Pas par prestige, mais bien par vocation. Porter l’uniforme, c’était également porter l’honneur. Il l’a fait avec toute la dignité que vous lui connaissez, honorable et respectueuse », a-t-il indiqué.

Dès son jeune âge, Thierry savait qu’il voulait faire partie d’un corps policier. Malgré la distance, ses parents et sa conjointe l’ont toujours soutenu dans ses démarches.

Avant de reconduire Thierry Leroux à son dernier repos, le drapeau du Service de police de Lac-Simon, qui couvrait le cercueil, a été remis à la conjointe du défunt alors que le képi et l’insigne ont été offerts à sa mère, Christine Peeters.

Soulignons que le cercueil a été porté par les agents de la Sûreté du Québec. Des funérailles très protocolaires, mais aussi chargées en émotions.

Partager cet article