Gestion participative du lac Saint-Jean: André Paradis signerait exactement la même entente

Gestion participative du lac Saint-Jean: André Paradis signerait exactement la même entente
André Paradis estime que l'on pourrait harnacher certaines rivières pour en retirer des meilleures retombées économiques et mieux contrôler le niveau du lac Saint-Jean.

GESTION. Alors que tout le monde était inquiet d’un niveau du lac Saint-Jean supérieur à 17 pieds, dans la nouvelle entente de gestion participative entre les parties prenantes et Rio Tinto, on pourrait porter volontairement au printemps à 17 pieds le niveau du lac pendant une période étalée sur 12 jours. Le préfet André Paradis, porte-parole du Comité des parties prenantes, signerait à nouveau sans problème cette entente.

André Paradis suit de très près tout ce qui entoure l’actuelle gestion de la crue printanière au lac Saint-Jean.

« Pour nous, ce n’est pas surprenant et c’est une crue des eaux. On a déjà vu ça et en pire il y a 40 ans. Mais effectivement, c’est une crue majeure, mais comme on ne contrôle pas le trois quarts d’arrivée d’eau dans le lac, c’est assez difficile de réussir à garder un niveau qui va être en bas du niveau maximum en plus de la restriction au niveau de la gorge de la Grande-Décharge qui n’est pas capable d’en prendre plus qu’il faut », soutient André Paradis

Rivières

Ce dernier réfléchit à la situation depuis longtemps.

« Tant que l’on ne contrôlera pas les autres rivières, peu importe le niveau que l’on mettra pour une entente comme on a fait là, ça va toujours déborder. Ma position, c’est celle-là. Au départ, Rio Tinto demandait 12 jours à 17 pieds, on a réduit à quatre jours maximum pour avoir une entente, pas pour le niveau, une entente pour une gestion durable du lac. Si on n’avait pas cette entente-là, au BAPE, on n’aurait même pas parlé de la gestion durable du lac. On aurait parlé exclusivement de la stabilisation des berges. C’est ce que l’on s’est fait dire il y a six mois: vous ne parlerez pas de gestion du lac, vous allez parler du projet du promoteur qui est la stabilisation des berges. Les questions vont ne porter que là-dessus », affirme André Paradis.

Une des solutions consisterait notamment à obtenir un meilleur contrôle sur l’eau qui entre dans le lac lors des périodes de crue.

« Les trois grosses rivières qui envoient de l’eau, on ne les contrôle pas par choix de société. On a choisi de ne pas harnacher l’Ashuapmushuan, pour la garder au naturel, c’est correct, c’est un choix de société. Maintenant, l’eau qui nous arrive de là, on ne la contrôle pas, on ne contrôle pas Dame Nature. Rio Tinto contrôle seulement 25 % des apports d’eau dans le lac Saint-Jean. Tant que l’on ne contrôlera pas ces rivières, on ne peut pas demander à personne de faire des miracles », de poursuivre le préfet Paradis.

Ce dernier demeure toutefois assuré que l’entente négociée limitera au maximum à quatre jours la période pendant laquelle RTA pourra maintenir le niveau du lac à 17 pieds.

André Paradis rappelle également que RTA turbine gratuitement de l’énergie en grande partie avec cette eau sur laquelle elle n’a pas le contrôle.

« Non seulement on n’a pas de barrages pour contrôler ces rivières et de retombées économiques pour nos communautés, on envoie directement et gratuitement cette eau à Rio Tinto pour qu’elle produise de l’électricité et qu’elle fasse de l’argent avec », de conclure André Paradis.

Partager cet article