« Je n’avais pas prévu être maire! »

Julien B. Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
« Je n’avais pas prévu être maire! »
Marc Asselin s’est initié à la politique dans le mouvement syndical, lorsqu’il travaillait à l’usine de pâtes et papiers d’Alma. (Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier)

Le maire sortant d’Alma, Marc Asselin, qui tirera sa révérence le 7 novembre prochain, a accepté de s’ouvrir sur sa carrière. Travailleur d’usine de pâtes et papiers pendant 36 ans, c’est surtout le mouvement syndical de l’époque qui l’a initié à la sphère politique.

« Quand j’ai commencé à l’usine, les boss nous parlaient en anglais. À l’époque, les conventions collectives étaient signées avec une bouteille d’alcool, entre un syndicat façade et les patrons. C’était inconcevable », se souvient Marc Asselin.

Parallèlement au mouvement syndical, un amour profond du Québec s’est éveillé en lui pendant les années 1970. L’entrée en scène du Parti Québécois en 1976 et de son chef René Lévesque ont allumé en lui la flamme indépendantiste. Par le fait même, il a été organisateur de campagne pour plusieurs candidats péquistes au cours des années.

« Pour moi, le Canada, ç’a toujours été un autre pays. C’était une époque où les revendications étaient fortes. Il y avait beaucoup de tensions. »

Ce constat a été frappant lorsqu’il a traversé le Canada à moto. Les différences culturelles étaient très fortes, selon lui. Là-bas, il dit avoir subi une certaine condescendance par son statut de québécois.

Cela ne l’a tout de même pas empêché de collaborer sans problème avec des gouvernements fédéralistes lorsqu’il a été maire. Il avoue même que le passage de Philippe Couillard comme premier ministre et député de Roberval a été bénéfique pour la région.

Passionné de moto

Asselin, qu’on surnommait autrefois « Tarkus », est un véritable adepte de moto. S’il n’en possède plus depuis quelques années, la retraite pourrait bien l’emmener à revivre de sa passion.

« Je me refais pousser les cheveux et je repars sur la route! », lance-t-il à la blague.

Son passé ne dément pas : l’homme de 68 ans a aussi eu ses « années folles ». Plus jeune, il a notamment organisé et participé à des shows boucanes, de même que le Broom Broom 500, une course de moto qui se faisait à même les rues d’Alma, dans un circuit fermé.

Les frontières n’avaient pas non plus de limites, puisqu’il s’est même rendu au Mexique à moto.

L’appel de la politique

« J’ai toujours été impliqué à l’arrière-scène, notamment à Festivalma pendant 17 ans. Je n’avais pas prévu devenir maire ou conseiller! Toutefois, j’ai compris combien les organismes avaient besoin du support de la ville », explique celui qui était commissaire scolaire avant d’entrer au conseil municipal.

Élu en 2003, puis réélu en 2005 dans le district 8 Signay-Labarre comme conseiller, c’est finalement en 2009 qu’il décide de se lancer à la mairie pour succéder à Gérald Scullion. Il a été élu au même poste à trois reprises, dont une fois par acclamation en 2017.

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