« Je suis fier d’être toujours en vie »

Julien B. Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
« Je suis fier d’être toujours en vie »
Roger Lajoie demeure serein malgré ses problèmes cardiaques. Il continue d’être actif, tout en respectant son rythme. (Photo : Trium Médias – Julien B. Gauthier)

Ce qui rend Roger Lajoie le plus fier, ce n’est pas d’avoir reçu une pluie d’hommages. C’est plutôt d’être en vie malgré une maladie du cœur. L’homme de 82 ans a été foudroyé à trois reprises des arrêts cardiaques et malgré tout, il demeure actif sans pour autant se pousser à bout.

« J’ai fait mon premier arrêt cardiaque en 1995. En tombant, je m’étais frappé la tête sur le plancher. Si ce n’était pas de ma conjointe qui rapidement appelé l’ambulance, je serais mort. Maintenant, j’ai un double pacemaker », raconte Roger Lajoie, qui s’est ouvert sur sa condition.

Celui qui était très actif a dû réduire son rythme de vie de façon drastique. « Je faisais beaucoup de vélo. Maintenant, je me limite à 30 minutes de marche par jour. Cependant, il faut que je fasse deux à trois siestes d’une heure par jour. Je me limite aux activités intellectuelles, je m’informe sur l’actualité internationale… », ajoute-t-il.

Mauvaise nouvelle

Deux fois par année, Roger Lajoie doit se rendre en cardiologie à l’hôpital de Chicoutimi pour être évalué sur sa condition.

Toutefois, au début de la pandémie, Roger Lajoie a appris la mauvaise nouvelle qu’il souffrait aussi d’insuffisance cardiaque. En d’autres termes, c’est que son cœur ne pompe pas assez le sang. Il devient essoufflé plus rapidement. Aussitôt, il a été frappé par une dépression dont il vient à peine de sortir.

« Curieusement, cette situation a fait que j’avais de la difficulté à prendre des décisions, et   même d’écrire, ma mémoire me faisait facilement défaut. Maintenant, je me sens plus en forme », ajoute-t-il.

Si des médicaments peuvent corriger partiellement le problème, c’est cependant l’implantation d’une valve aortique TAVI qui pourrait régler le problème. Il attend d’ailleurs patiemment avoir un rendez-vous pour l’opération.

D’ici là, Roger Lajoie essaie de ne pas trop s’en faire. « Ça m’amène à être plutôt craintif. J’essaie de ne pas y penser. Les crises peuvent survenir à tout moment, sans qu’il y ait d’effort physique. Cependant, je suis prêt à affronter la mort… »

Conseils

Même si Roger Lajoie n’est plus aussi actif qu’avant, il a toutefois quelques conseils à donner à ceux qui hésiteraient à s’impliquer.

« Lorsque vous avez un intérêt pour quelque chose, regardez les améliorations qu’il pourrait y avoir. Il ne faut pas avoir peur à prendre les choses en main, à foncer. Il ne faut pas attendre qu’on nous dise quoi faire. C’est d’ailleurs ce que je dis à mes petits-fils », conclut-il.

 

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