« Je tire le Parti vers le haut » — Alexandre Cloutier

« Je tire le Parti vers le haut » — Alexandre Cloutier
Alexandre Cloutier sait que les trois prochaines semaines seront déterminantes dans la course à la chefferie du Parti Québécois.

ENGOUEMENT.« Ce matin, quand j’ai vu les résultats du sondage en me levant, j’ai carrément eu l’impression que je tire le Parti vers le haut », résume d’un trait le candidat Alexandre Cloutier à l’issue de deux jours où le tourbillon médiatique l’a mis à l’avant-plan, au même titre que Pierre-Karl Péladeau, dans la course à la chefferie du Parti Québécois.

« Ça va bien, je continue jusqu’au bout, ça ne cesse de monter et j’ai l’impression de déranger », a-t-il lancé lors d’un entretien téléphonique en ce milieu d’après-midi de ce jeudi.

La journée d’Alexandre Cloutier a notamment été fortement marquée par les résultats du sondage CROP/La Presse qui le placent à quelque 28 % des intentions de vote s’il était à la tête du Parti Québécois, contre 30 % pour son rival PKP.

« Seulement deux points d’écart, ça me réjouit énormément, ça me réjouit profondément. Et ça, ‘,est grâce à l’appui de la population de partout au Québec et du Saguenay—Lac-Saint-Jean, et plus particulièrement du côté du Lac. Ce n’est pas peu dire, mon équipe a vendu plus de 2000 cartes du Parti en moins de trois mois au Lac. Les gens viennent de partout pour m’appuyer », souligne avec enthousiasme Alexandre Cloutier.

Le cas Gaudreault

Si la région se range majoritairement derrière lui, Alexandre Cloutier demeure amère face au choix de son voisin de circonscription, le député de Jonquière Sylvain Gaudreault, qui militait d’abord pour Bernard Drainville et qui avec le retrait de ce dernier, s’est rallié à Pierre-Karl Péladeau.

« C’est dur, mais j’accepte son choix et son raisonnement. J’aurais aimé avoir plus de temps pour jaser avec Sylvain, lui expliquer mes idées et mes intentions. Maintenant, il a fait son choix et devra l’expliquer à ses propres électeurs », lance sans rancœur Alexandre Cloutier.

Ce dernier se réjouit de voir à quel point il a gagné de la notoriété dans cette campagne au point d’être classé bon deuxième.

« Je sais qu’il y a encore du travail à faire et j’aimerais que l’on me donne encore plus de temps. Pour les trois prochaines semaines, notre objectif sera de rallier le maximum de présidents de circonscriptions, d’appuis populaires et de rester bien présents dans les médias. Je vais continuer à démontrer ma capacité à rassembler les gens autour de moi. Je vais également en profiter pour tenir une autre série de rencontres aux quatre coins du Québec », ajoute-t-il.

Questionné sur le choix de son style de campagne où il a dévoilé un à un des thèmes et des grands enjeux en apportant toujours des idées nouvelles. Alexandre Cloutier ne le regrette nullement.

« Dès le départ, j’étais convaincu que la seule façon de me démarquer, c’était par mes idées, parfois très terre à terre, mais toujours concrètes. Les gens et les médias ont embarqué petit à petit dans cette façon de faire, j’ai continué sans jamais lâcher et j’ai imposé le rythme sur le contenu de la campagne au point où mes adversaires ont été forcés de se positionner par rapport à mes idées », insiste Alexandre Cloutier.

À trois semaines de la fin de cette campagne à la chefferie, Alexandre Cloutier a-t-il encore de l’énergie dans ses batteries ?

« Ne vous inquiétez pas. Oui, c’est plus dur que la normale, notamment au plan familial alors que j’ai à peine l’occasion de passer une journée à la maison par semaine. Mais, j’ai une femme extraordinaire et exceptionnelle qui me supporte dans cette aventure. Dans trois semaines, on va revenir à une vie plus normale. Laissez-moi cependant vous dire qu’après une campagne de quelque 8 mois, la prochaine campagne électorale de quelque 30 jours va me paraître bien courte », de conclure le député de Lac-St-Jean.—F.P.

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