La Maison répit-dépannage d’Alma donne un second souffle aux proches aidants

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
La Maison répit-dépannage d’Alma donne un second souffle aux proches aidants
La Maison répit-dépannage d’Alma a pignon sur rue au 360 avenue Desmeules depuis 2010. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey-Simard)

Être un proche aidant peut parfois être éprouvant. Heureusement, la Maison répit-dépannage d’Alma est là pour permettre à ceux qui prennent soin de leurs être chers de souffler un peu.

« Dans le fond, notre mission, c’est de donner du répit aux proches aidants pour qu’ils puissent, le plus longtemps possible, maintenir les personnes aidées dans leur milieu naturel », affirme la directrice générale de la Maison répit-dépannage d’Alma, Sonia Tremblay.

Situé au 360 avenue Desmeules depuis 2010, l’organisme communautaire possède six chambres doubles et peut accueillir jusqu’à 18 bénéficiaires à la fois. Il est possible d’y séjourner jusqu’à 14 nuits.

Hormis les personnes aux comportements agressifs, il n’y a pas d’âge ni de profil spécifique pour profiter des services de la Maison répit-dépannage. Ses portes sont ouvertes tant aux personnes atteintes d’un handicap physique qu’à celles vivant avec une déficience intellectuelle un trouble du spectre de l’autisme. Elle peut également accueillir des personnes âgées en perte d’autonomie.

Soulignant que « les aînés adorent les plus jeunes et que les plus jeunes adorent les aînés », Sonia Tremblay affirme que la multiplicité des âges, loin d’être problématique, constitue même une force de l’organisme. « On se sent comme en famille ici. »

Le pairage des chambres se fait néanmoins selon l’âge et le sexe des bénéficiaires, nuance-t-elle.

La Maison répit-dépannage d’Alma possède tous les équipements nécessaires à la mobilité, parfois restreinte, de ses bénéficiaires.

Une deuxième maison 

Pour plusieurs bénéficiaires, la Maison répit-dépannage est un deuxième foyer. Certains d’entre eux la fréquentent depuis de nombreuses années et y voient un lieu familier où ils se sentent en sécurité.

« Ils adorent ça, venir ici! Le but, c’est d’être un prolongement de la maison. On est une maison. Quand les gens viennent ici, ils savent qu’on les prend dans leur entièreté. On apprend à les connaître au-delà de leur handicap et on leur propose des activités par rapport à ce qu’ils aiment, eux. Quand ils sont ici, les gens ne restent pas dans leur chambre. »

Un service essentiel

Selon Sonia Tremblay, la Maison répit-dépannage est un service essentiel à la communauté considérant « qu’il y a quand même des trous de service. »

« Par exemple, quand une personne handicapée a 21 ans, c’est fini l’école. Elles vont où après? Il y a plusieurs proches aidants qui ont l’angoisse au cœur à l’idée de devoir placer leurs enfants. Ils en pleurent. »

Or, la Maison répit-dépannage, en permettant aux proches aidants de prendre quelques jours pour eux, contribue à repousser le moment ils où devront confier leurs enfants à un CHSLD, notamment.

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