La population de perdrix se maintient

Photo de Louis Potvin
Par Louis Potvin
La population de perdrix se maintient

La population de gélinottes huppées et de tétras s’est maintenue au Saguenay-Lac-Saint-Jean au cours des 15 dernières années, malgré une augmentation de la popularité pour cette chasse.

C’est le portrait que dresse la direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs à partir du recensement fait par les Zecs, pourvoiries et réserves fauniques.

« Nous n’avons pas une information précise comme pour l’orignal. Pour l’instant, impossible de connaitre l’état de la chasse partout sur le territoire. Nous y allons par extrapolation. À part en 2020, où nous avons constaté une saison particulièrement abondante, les captures sont à peu près les mêmes chaque année », explique le biologiste Jérôme Plourde.

Selon ce dernier, la perdrix et le tétras ne sont pas « surchassés » et leurs populations ne sont pas en danger.  « La population ne fluctue pas vraiment, même si on remarque une augmentation du nombre de permis délivrés pour le petit gibier partout au Québec. Selon nos observations, le succès de chasse global dans notre zone de chasse 28 est d’environ un galliforme/chasseur par jour de chasse. »

Cette année, la chasse semble moins bonne. La situation pourrait s’expliquer par la météo.

« Comme nous n’avons pas les chiffres pour cette année, il est difficile de se prononcer. Par contre, la pluie au printemps a pu avoir une incidence. »

En effet, les perdrix et les tétras nichent sur le sol et la pluie abondante peut avoir eu raison de certaines couvées. Aussi, il peut arriver que les couvées aient été plus vulnérables aux prédateurs.

« Par contre, la gélinotte peut se reprendre si sa couvée avorte. Elle peut pondre une deuxième fois un peu plus tard, ce qui n’est pas le cas du tétras par exemple. »

Aussi, la gélinotte est plus féconde que le tétras. La moyenne des couvées est d’une dizaine d’œufs et peut même atteindre la vingtaine. Pour le tétras, la moyenne oscille entre six à huit œufs par couvée.

C’est une autre explication qui démontre que la population de la perdrix se maintient. Cependant, le tétras pourrait être plus vulnérable, car la femelle est moins féconde.

Plan de gestion

C’est justement pour en savoir plus sur ces espèces et également mieux les protéger que le ministère travaille sur un plan de gestion de la ressource.

« C’est encore préliminaire, mais nous aimerions entre autres implanter un moyen pour que les chasseurs puissent, de façon volontaire, inscrire leur récolte. Ainsi, nous aurions un portrait plus fidèle de la situation. »

Aussi, des recherches sur le terrain pourraient être faites afin de connaitre encore mieux le mode de vie de ces bêtes polygames qui sont plutôt fidèles au territoire où elles habitent.

Partager cet article