La région connaitra un hiver plus froid… et plus de redoux

La région connaitra un hiver plus froid… et plus de redoux

PRÉVISIONS. Robert Lacroix, météorologue au service de MétéoMedia, a poussé plus loin, à la demande du Journal Le Lac-St-Jean, l’analyse des prévisions météo pour les mois de décembre, janvier et février pour le secteur Alma et les environs. Un hier plus froid avec un à deux degrés sous la normale et plus de redoux sont les deux grands événements qui risquent de marquer le prochain hiver.

« Nos prévisions sont basées sur les statistiques des trois stations météo de votre région, soit Bagotville, Roberval et Dolbeau. Un peu comme le reste du Québec, vous serez sous les normales de saison. L’an dernier, vous aviez connu un seul redoux en janvier mais cet hiver, il pourrait bien avoir quelques redoux de plus, soit plus ou moins 10 jours où la température pourrait être au-dessus de 0 », souligne le météorologue.

Températures et précipitations

Les prévisions de MétéoMedia sont effectuées pour une période de 90 jours, soit du 1er décembre au 28 février, dans notre région, où, en moyenne, on reçoit entre 170 à 200 centimètres de neige en hiver (quelque 300 cm pour les Monts Valin).

Dans un hiver normal, on compte quelque 40 jours sous les — 20 degrés dont cinq à sept jours où le mercure affiche une température inférieure à —30 le matin. On a même enregistré un —41 en janvier dernier.

Pour toute cette période de 90 jours, en moyenne, la température est de —8 degrés le jour et —18 la nuit.

« Cependant, la météo est composé de grands cycles. Par exemple, 1970 et 1980 avaient été des hivers froids alors que 1990 avait été marquée par les redoux plus nombreux. Tout dépend comment le courant d’air froid descend du Nord », analyse Robert Lacroix.

Ainsi, depuis deux ou trois ans, on constate que les grosses tempêtes de neige sont localisées plus au sud du fleuve St-Laurent.

Le météorologie rappelle également qu’il ne faut pas négliger les conditions de type El Niño qui cette année seront de faible intensité, ce qui laisse présager des températures plus froides que les normales pour plusieurs parties du Canada dont notre région.

Questionné sur la fiabilité des prévisions émises par les météorologues qui bénéficient depuis quelques années de l’aide de puissants ordinateurs pour effectuer leurs calculs et modélisations, Robert Lacroix reconnait que pour ce qui est des températures à long terme, c’est plus facile de prévoir.

Cependant, pour ce qui est des précipitations, c’est autre chose car le moindre changement des vents peut influencer le déclenchement ou non de précipitations en pluie ou en neige, dépendant de la saison.

« Pour les prochains 24 heures, les prévisions sont fiables à 95 %. Pour 48 heures, ça tombe entre 80 et 85 %, à 70 % pour 72 heures et entre 50 et 60 % pour quatre ou cinq jours. Pour les services d’entretien des routes et la sécurité publique, c’est la prévision à court terme, 48 heures, qui est importante en terme de fiabilité pour eux, ce qui leur permet de planifier leurs effectifs », rappelle Robert Lacroix.

Partager cet article