Actualités

Temps de lecture : 1 min 51 s

La survie de Fraise-O-Bec en péril

Le 19 janvier 2023 — Modifié à 11 h 19 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste

Frappée de plein fouet par la tempête du 23 décembre dernier, l’entreprise Fraise-O-Bec de Métabetchouan pourrait être obligée de mettre fin à ses activités en raison de l’ampleur des dommages portés à ses installations. Un deuil qui laisserait un goût amer aux propriétaires.

D’une force exceptionnelle, les vents ont ravagé les installations du producteur de fruits et légumes sur leur passage. Selon Marcel Côté, copropriétaire de l’entreprise avec sa conjointe Manon Ferland, près de 80% des serres ont été détruites par la tempête.

« Il y en a une [une serre] qui s’est écrasée. Les toiles sont toutes arrachées. À l’intérieur, les équipements sont brisés, tout est arraché », dit-il, décrivant la triste scène.

Il s’agit d’un dur coup pour les propriétaires, qui se consacrent corps et âmes à leur entreprise depuis une trentaine d’année.

« C’est décourageant… C’est comme si tu recommençais à zéro. Ce serait environ un mois de travail pour remettre ça comme c’était avant, plus les dépenses qui entourent tout ça. »

Les serres et leurs toiles ont été éventrées sous la force des vents.

Assurances

Marcel Côté estime qu’un investissement de 60 000$ serait nécessaire pour remettre les serres en état. Or, il laisse entendre que des serres sont des biens non assurables.

« C’est ce qu’on m’avait dit à l’époque. Mais quand on a parlé au courtier en chef récemment, il avait l’air de dire qu’il pouvait y avoir des protections pour ça. On attend des réponses sous peu. Mais moi, je ne les ai pas assurées parce qu’on m’avait toujours dit que des serres, ça ne s’s’assurait pas. »

Le producteur affirme que l’avenir de Fraise-O-Bec dépendra de la réponse de l’assureur. Si elle est négative et qu’il doit lui-même assumer les frais de reconstruction, cela signerait la fin des activités de l’entreprise.

Tout ou rien

Marcel Côté explique que les serres, où sont produites des tomates, de la salade, des concombres et des poivrons, sont vitales pour la survie de l’entreprise étant donné qu’elles représentent une part importante des ventes en kiosques.

« En laissant partir le volet des serres, le reste va suivre. Les produits de serre sont complémentaires aux produits qu’on cultive dans les champs, et ils sont indispensables dans nos kiosques. »

Prenant l’exemple des tomates, il affirme que « dans nos kiosques, nous, on se démarquait grâce au goût de nos tomates qui était spécial. Parfois, les gens viennent de Chicoutimi juste pour nos tomates. Donc, si on n’a pas de tomates, ça a un impact sur la clientèle ».

La production des fraises se retrouve également menacée en raison des dégâts provoqués par la tempête. Plus précisément, les clôtures à neige, qui permettent de conserver un couvert de neige suffisant pour protéger les plans mères du gel, ont été lourdement endommagées.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Actualités

Publié à 11h27

Fermeture de l’épicerie à Saint-Ludger-de-Milot

La municipalité de Saint-Ludger-de-Milot se retrouve sans épicerie après que celle-ci a fermé ses portes dans les derniers jours pour des raisons financières. Les résidents du village doivent désormais prévoir des déplacements d’une trentaine de minutes pour atteindre la succursale la plus proche. Les répercussions de cette fermeture se ...

Actualités

Publié à 10h51

Les Chambres de commerce militent pour l’industrie forestière

Les Chambres de commerce du comté de Roberval ainsi que la Table de concertation de la première économie demandent au prochain gouvernement de placer la forêt au cœur de ses priorités et de prendre des engagements et des actions concrets dès les premiers jours de son mandat afin de contribuer à la pérennité de l’industrie. À la suite ...

Actualités

Publié à 9h30

40 000 $ amassés pour le Parkinson dans la région

L’organisme communautaire dédié au soutien aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, Parkinson Saguenay–Lac-Saint-Jean, a tenu à la Zone portuaire de Chicoutimi l’édition 2026 de son parcours visant à récolter des fonds pour soutenir sa mission et financer les différentes activités de l’organisme. Près de 150 personnes ont ...

CONSULTEZ NOS ARCHIVES

CONSULTEZ NOS ARCHIVES