L’art envahit les couloirs de Curé-Hébert

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
L’art envahit les couloirs de Curé-Hébert
Le fait de contribuer à un projet comme Casier en art favorise chez les élèves la création d’un sentiment d’appartenance envers leur école, estime-t-on. (Photo : Trium Médias – Yohann Harvey Simard)

L’école Curé-Hébert d’Hébertville se métamorphose progressivement en véritable galerie d’art grâce à un projet mettant à contribution les élèves de l’école secondaire ainsi que des artistes professionnels.

À terme, le projet Casiers en art permettra de tapisser l’ensemble des couloirs de l’école d’œuvres d’art et de murales en tous genres.

L’objectif est de donner un sentiment d’appartenance aux élèves vis-à-vis de leur école et d’ainsi éviter les actes de vandalisme, explique la responsable de la sécurité Roxanne Roy, qui chapeaute le projet avec Manon Vermette, technicienne en travaux pratiques, et Caroline Larouche, enseignante en art plastique.

« On voulait créer un sentiment d’appartenance, mais en mettant de la couleur, de la vie, en faisant quelque chose qui ressemble aux jeunes. »

Les jeunes s’investissent

Le projet a débuté il y a peine deux semaine, et déjà, les élèves s’y impliquent activement.

« Je trouvais ça très intéressant de pouvoir participer à ce projet-là parce que ça nous permet de libérer notre créativité sur les murs! » fait valoir Élisa Côté, pointant du doigt l’illustration du célèbre peintre espagnol Salvador Dalí sur laquelle elle travaille.

Les élèves de l’école secondaire Curé-Hébert s’en donnent à cœur joie dans le cadre du projet Casier en art.

Pour sa part, Francis Côté se réjouit particulièrement à l’idée que le portrait d’Elvis Presley qu’il réalise avec ses camarades puisse être exposé à la vue de tous.

« C’est bien le fun quand tu es dans la classe, mais tu ne peux pas vraiment être fier de ton dessin et le montrer à plein de monde. Mais là, vu que c’est dans les corridors, tout le monde va le voir! Ça va vraiment être plaisant de dire que c’est toi qui l’as fait! »

Au total, une cinquantaine d’élèves mettront la main à la pâte. Un vernissage sera organisé après la période des Fêtes.

Faire rayonner les artistes d’ici et d’ailleurs

Plusieurs artistes peintres professionnels ont accepté de prendre part au projet, dont Gabrielle Côté, une artiste peintre d’Alma. Celle-ci fait participer les élèves de différentes manières à partir des concepts qu’elle a en tête.

« Je délimite des espaces aux étudiants pour qu’ils appliquent la première couche ou qu’ils peignent certains éléments. Mais j’ai une étudiante qui est vraiment bonne, alors elle, je lui ai demandé de faire le croquis d’un animal hivernal auquel je vais ajouter des détails quand je vais le peindre sur le mur. »

L’artiste de rue argentin Mauro Bordet s’est quant à lui déplacé de Montréal pour venir donner de son temps. Il initie les jeunes à la peinture au pochoir, une technique popularisée par le peintre urbain Banksy, notamment.

Les artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean Shana Patry et Joëlle Gobeil, respectivement peintre animalière professionnelle et artiste multidisciplinaire et graphiste, participent également au projet.

L’artiste urbain originaire d’Argentine Mauro Bordet est ravi de voir les élèves s’émerveiller à la vue de son travail.
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