Le Bar Le Québécois n'existe plus !

Le Bar Le Québécois n'existe plus !

DÉMOLITION. Un pan de l’histoire d’Alma est disparu cette nuit alors que l’édifice qui abritait le Bar Le Québécois et la salle Le Contact sont tombés sous le pic du démolisseur. Ce matin, au centre-ville d’Alma, les gens découvriront un trou béant au coin des rues Collard et St-Joseph.

L’annonce de ce projet par TC MEDIA il y a deux semaines avait soulevé de nombreux commentaires de la part de gens nostalgiques de voir ainsi disparaître un bar où ils ont passé une partie de leur jeunesse.

Toute chose a une fin et dans la nuit de dimanche à ce lundi, à 2 h 30, les premiers coups de pelle mécanique ont été donnés et en moins de 90 minutes, l’immense bâtiment n’était plus qu’un amas de ruines que l’on va enlever dès ce matin.

À compter de 9 h 30, Ville d’Alma et la Caisse populaire d’Alma vont d’ailleurs tenir une conférence de presse conjointe où ils vont dévoiler le projet d’aménagement d’un espace vert à l’intersection des rues Collard et St-Joseph.

On a décidé de démolir le bâtiment à ce moment pour éviter de perturber inutilement la circulation dans le secteur.

Les rues ont été fermées vers 2 h et les deux pelles mécaniques se sont ensuite mises à l’œuvre.

On a d’abord commencé par la partie située du côté de la Caisse d’Alma pour pousser les matériaux vers le centre du bâtiment. Progressivement, chaque coup de pelle faisait tomber les parties du toit, des galeries et des murs vers l’intérieur, limitant ainsi les dégâts.

Acquisition

Ce dossier était en négociation depuis plusieurs mois déjà par l’ancien directeur général de la caisse d’Alma.

Les objectifs de la Caisse sont d’une part, augmenter les espaces de stationnement pour la clientèle qui fréquente l’institution de la rue Collard, et d’autre part, ajouter des places de stationnement pour le personnel.

Également, la Caisse d’Alma s’associe en partenariat avec Ville d’Alma pour ériger un parc public.

Longue histoire

Le bâtiment en question était constitué de deux parties jumelées, soit le Bar Le Québécois et la salle Le Contact (discothèque et spectacles).

Au fil des ans, ce bâtiment a abrité de nombreux commerces. La construction originale du premier bâtiment (Le Québécois) remonte à 1923 et en 1989, on a procédé à un agrandissement pour l’autre section abritant Le Contact.

Notamment, dans le bâtiment original de 1923 qui a subsisté, il y a eu des loyers et on y a déjà retrouvé La Vitrerie Guérin, une tabagie de même que différentes salles de divertissement et bars dont le dernier en lice, Le Québécois.

Au fil des ans et des différentes rénovations apportées aux édifices, le cachet d’époque avait disparu et le bâtiment ne présentait plus de cachet patrimonial.

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