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Le COlab d'Alma lance un studio immersif unique dans l’Est du Canada

Yohann Harvey Simard
Le 09 mars 2023 — Modifié à 13 h 02 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Alma est en avance sur son temps. Elle est la première ville au Québec et la deuxième au Canada à accueillir un studio immersif de captation volumétrique. Un outil technologique révolutionnaire qui pourra notamment être mis au service de l’éducation.

« Aujourd’hui, on célèbre la capacité d’innover, de faire de la recherche, de faire de nouvelles choses en région, ici, à Alma », soulignait l’Innovateur en chef du Québec, Luc Sirois, présent la semaine dernière lors du lancement du studio dans le Centre d’innovation numérique le COlab d’Alma.

Le studio estimé à près d’un million de dollars est alimenté par la technologie d’intelligence artificielle de Sony. À la différence de la modélisation par ordinateur, il permet de produire des images « d’un réalisme époustouflant » grâce à ses 75 caméras 4K et son système d’éclairage complexe, indique Aurélie Pinceloup, directrice stratégie, expérience et technologie du COlab.

« Simplement dit, la capture volumétrique, c’est la vidéo du futur. On prend des images qui sont en mouvement, et on les convertit en objets ou en animations 3D. Ces images en 3D, elles peuvent aller dans des casques de réalité virtuelle, dans la réalité augmentée et éventuellement dans des hologrammes », explique Azad Abassi, fondateur et CEO de Genius XR, l’une des entreprises derrière le projet.

Éducation

Si le studio possède un vaste champ d’application, il sera d’abord destiné à l’innovation dans les méthodes d’enseignement

En santé par exemple, il permettra aux étudiants de revivre en réalité virtuelle des manipulations, comme la pose d’un cathéter, autant de fois qu’ils le souhaitent.

Selon la directrice générale du COlab, Josée Gauthier, cela constitue ainsi un outil pédagogique « très intéressant » sur le plan de la réussite scolaire.

« Quelqu’un qui a plus de difficulté ou qui a manqué des bouts pourra aller revoir et refaire la manipulation. »

Le studio pourra être employé à des fins de formations dans plusieurs autres domaines d’études, comme en technique policière ou en arts. Les enseignants et les chercheurs du Collège d’Alma peuvent dès maintenant soumettre des projets d’application au COlab.

Le studio jouera aussi le rôle de centre de recherches en éducation. Ses bienfaits pédagogiques, hypothétiques pour le moment, seront notamment évalués puis comparés aux techniques d’enseignement traditionnelles.

Attractivité

On espère également que le studio, du fait de son unicité et des possibilités qu’il offre, aura l’effet d’attirer des entreprises à Alma.

« On est certains que ça va rayonner partout, peut-être même à l’international », estime à tout le moins la mairesse d’Alma, Sylvie Beaumont.

 

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