Le doré jaune soumis à une nouvelle réglementation dans l’aire faunique du lac Saint-Jean

Denis Hudon
Le doré jaune soumis à une nouvelle réglementation dans l’aire faunique du lac Saint-Jean
(Photo Archives)

Le doré jaune est dorénavant soumis à une taille maximale de 47 cm (18 ½ pouces) partout dans l’Aire faunique communautaire (AFC) du lac Saint-Jean.

Si cette mesure était appliquée l’an dernier sur une base volontaire, elle est inscrite cette année dans la nouvelle règlementation du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP) et devient de ce fait, une obligation.

Ainsi, tout doré de plus de 47 cm de longueur totale, du museau jusqu’à l’extrémité de la queue, doit être remis à l’eau, mort ou vif.

Pour le doré jaune pêché au lac à Jim et dans la rivière Micosas, s’ajoute à cette règle une limite de taille minimale de 32 cm.

Directeur de la Corporation LACtivité Pêche (CLAP) qui gère la pêche sportive dans l’AFC du lac Saint-Jean, Marc Archer explique que ces nouvelles mesures visent à protéger les gros reproducteurs.

Il rappelle qu’en 2014, une année de pêche exceptionnelle, il s’était pris une quantité déraisonnable de dorés de très grandes tailles. Le phénomène était particulièrement observé dans les secteurs de Saint-Gédéon et de Desbiens.

« Il se sortait-là des quantités inimaginables de très gros dorés jaunes. Ça n’avait vraiment pas de bon sens. »

Prévenir plutôt que guérir

La CLAP craignait depuis que le carnage ne se répète. C’est d’ailleurs à la demande persistante de plusieurs de ses membres que la CLAP avait recommandé l’an dernier aux pêcheurs sportifs de rejeter à l’eau les prises de doré jaune de plus de 47 cm.

Le MFFP et la CLAP, soutenus par un comité scientifique, ont déterminé qu’il était pertinent de mettre en place une mesure pour protéger les plus gros dorés, les reproducteurs. L’idée étant de prévenir plutôt que guérir. C’est la raison pour laquelle le MFFP met en vigueur la limite de 47 cm en 2020.

Par ailleurs, la vente de droits d’accès se fait en ligne. Plus de 500 ont trouvé preneurs en ce début de saison.

L’an dernier, les ventes d’autorisations de pêcher avaient totalisé 15 800 unités, soit 84 % des revenus. Avec la COVID-19 cette année, la CLAP ignore ce à quoi ressembleront ses finances à la fin de la saison.

« On opère les fesses serrées », conclut Marc Archer.

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