Le Repère du Clocher peut voler de ses propres ailes

Le Repère du Clocher peut voler de ses propres ailes
En limitant à trois menus

AUTONOMIE. À sa quatrième année d’opération, les propriétaires du camion de cuisine de rue le « Repère du Clocher », le premier « Foodtruck » sur le territoire régional, peuvent respirer librement et voler de leurs propres ailes. Ils ne sont plus soumis aux conditions d’un projet-pilote et peuvent, en dehors de leurs obligations estivales, se déplacer sur différents événements sans restrictions.

Il y a cinq ans, l’équipe du Café du Clocher, Pierre-Yves Villeneuve, Samuel Gingras, Jean Phillipe Trepanier, Antoni Bédard et Alexis Gagné se sont inspirés de la tendance « Foodtruck » en vogue un peu partout dans le monde pour créer leur propre petite cantine, le Repère du Clocher.

Le hic, c’est qu’il n’y avait aucune réglementation à Ville d’Alma pour ce genre de commerce.

« Sincèrement, la ville a été très ouverte. Ils n’ont jamais dit non à notre projet. Au début, ils ont dit: on le veut, mais on ne sait pas comment. On a brassé les affaires, de là le projet pilote et notre acceptation. On est un commerce local avec notre restaurant le Café du Clocher qui paie ses taxes et sa cotisation au centre-ville. Le Repère ne concurrence personne, c’est juste un prolongement de notre style de restauration », explique Samuel Gingras.

Ce dernier espère même voir d’autres restaurateurs DE Ville d’Alma profiter de l’ouverture pour avoir leur propre Foodtruck, ce qui ne fera qu’augmenter l’achalandage pour tous.

Fixe et mobile

En vertu de l’entente intervenue avec Ville d’Alma, Tourisme Alma et l’Odyssée des Bâtisseurs, du premier Juin au 31 Août, le camion est fixe sur le terrain. Cette entente comporte notamment la vente de forfaits de l’Odyssée qui inclut le dîner au Foodtruck.

« On a été trois ans sous projet-pilote, mais cette année, on ne l’est plus. La première année, on ne pouvait pas se déplacer. La 2e année, on a réussi à faire la Montée des Héros au Mont Lac-Vert. La troisième année, on a fait le Collège d’Alma, une partie de football pour le collège, la Montée des Héros, un tournoi de golf à St-Gédéon et la Microbrasserie Riverbend. Cette année, on a encore quelques sorties de prévues. souligne Samuel Gingras.

Présentement, l’installation est une remorque que l’on doit déplacer à l’aide d’un camion. Leur rêve est d’avoir un 2e véhicule, un vrai Foodtruck qui serait autonome dans ses déplacements pour couvrir plus d’événements. La demande est là, et les proprios en reçoivent deux ou trois par semaine, comme des mariages, des festivals, etc.

La clientèle est très diversifiée: des travailleurs, des familles, des touristes de passage à l’Odyssée des Bâtisseurs ainsi que les vélos sur la piste cyclable.

Samuel Gingras s’amuse à comparer le Repère du Clocher à une « cabane à patates revisitée ». La première année, il y a avait huit choix au menu ce qui a été ramené à six la 2e année et trois l’an dernier.

« Cette année, on a trois choix en privilégiant les produits locaux: le burger, le hot-dog et la célèbre poutine avec porc effiloché. Avec trois choix seulement, le service est plus rapide et la qualité est meilleure. Ce n’est pas un restaurant, les gens viennent ici et mangent sur le pouce, assis en plein air à une table de camping », analyse Samuel Gingras.

Interrogé sur la récente sortie du Bureau de la concurrence qui invite les municipalités canadiennes à offrir aux voyageurs et aux citoyens la commodité de pouvoir opter pour des services de restauration mobile lorsqu’ils mangent à l’extérieur, Samuel Gingras se réjouit que l’on veuille lever les restrictions entourant l’exploitation de camions de cuisine de rue car il y a place pour ce service et les gens en redemandent.

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