Le sentier de motoneiges #23 demeure l'autoroute du tourisme hivernale

Le sentier de motoneiges #23 demeure l'autoroute du tourisme hivernale

AMÉLIORATIONS. Le sentier de motoneige #23 dans la réserve faunique des Laurentides demeure une véritable autoroute pour le tourisme d’hiver en partance de Québec. Plus de 13 000 motoneigistes devraient l’emprunter cet hiver. Quelque 305 000 $ y ont été injectés cet automne pour améliorer 30 autres kilomètres de sentier et les responsables ont d’autres projets majeurs sur la table à dessin.

Vendredi dernier, le Journal le Lac-St-Jean participait à une balade en motoneige en compagnie du préfet de la MRC Lac-St-Jean-Est, André Paradis, de quelques maires, des représentants de Tourisme Alma, du Club de motoneige Lac-St-Jean et les gestionnaires du sentier #23.

La balade s’effectuait entre l’Auberge du Presbytère à Hébertville et le relais temporaire installé sur les terrains de la Coopérative forestière Forestra, près du Mont Apika. Cette entreprise a généreusement accepté de dépanner les gestionnaires du sentier #23 en mettant à la disposition des motoneigistes une roulotte de chantier où l’on retrouve un service de base en alimentation et des services.

Travaux majeurs

« Sur une distance de quelque 30 kilomètres, à partir de l’Auberge en bas, on a refait les infrastructures. Ça représente quelque 130 ponceaux qui ont totalement été refaits. Notamment, les gros ponceaux ont été refaits et on peut même passer en pick-up dessus. On a élargi le sentier sur toute sa longueur et l’automne dernier, j’avais même cinq pelles mécaniques qui travaillaient en même temps », précise Robert Bilodeau, gestionnaire du sentier #23 et chargé de projet pour le comité de gestion du sentier.

Notamment, en période estivale, les VTT pourront emprunter une partie du sentier sans problème, mais ils ne peuvent pas dépasser les limites de la Réserve faunique des Laurentides, la SÉPAQ défendant la circulation dans le secteur.

En hiver, le sentier est bien balisé et les motoneige respectent ce sentier et ont ainsi le droit d’y circuler.

Toutes les infrastructures ont été refaites aux normes du ministère des Ressources naturelles, dont le respect des normes de l’environnement à l’approche des cours d’eau et des zones humides.

Les travaux se sont étalés du 8 septembre au 20 décembre.

« C’était un chantier difficile d’accès et il fallait même amener le diesel pour les pelles mécanique, le matériel pour les ponceaux à l’aide de VTT ou de tracteur spéciaux, sur de grandes distances », commente Robert Bilodeau.

Un pont forestier

Les gestionnaires du sentier #23 mijotent la mise en place d’un pont forestier au-dessus de la rivière aux Écorces. D’une longueur d’un peu moins de 300 pieds, ce pont serait multi usages et permettrait de circuler dans ce secteur 12 mois par année, en raison du fort courant qui circule dans la rivière à cet endroit.

« La demande est partie au gouvernement. Des ponts comme cela, il y en a d’autres un peu partout au Québec. On n’est pas pire qu’ailleurs et on mérite d’avoir cette traverse. Ce sera un pont multi usages qui servira pour les motoneiges, pour la surfaceuse, pour les forestiers, pour la chasse, pour la pêche, la marche, le vélo, éventuellement le quad, etc… C’est un projet de quelque 1,3 millions $ et c’est parfaitement faisable », estime Robert Bilodeau, gestionnaire du sentier #23.

Présentement, la surfaceuse ne peut pas passer sur la glace de la rivière aux Écorces. En dessous de cette glace, il y a de forts courants. Cette glace est assez solide pour supporter les motoneiges, mais pas la surfaceuse. Également, tôt au printemps, la rivière redevient en eau très rapidement.

L’opérateur de la surfaceuse quitte alors le sentier à l’approche de la rivière aux Écorce et il va traverser la rivière en empruntant le pont de la rivière 169 pour revenir poursuivre son travail de l’autre côté de la rivière.

Cependant, cette façon de faire est tolérée pour le moment et représente en plus une source de danger en raison de la grosseur de la surfaceuse sur une route publique.

Au Mont Apica

Les gestionnaires du sentier #23 rêvent de mettre en place un relais de motoneiges au pied du Mont Apica de même qu’un belvédère au sommet de la montagne pour y admirer la vue.

Cependant, bien que ce projet de quelque 400 000 $ est ficelé au chapitre du financement, il a toutefois du plomb dans l’aile car le propriétaire des concessions à l’étape, l’homme d’affaires Jean-François Abraham de Saguenay, ne veut rien savoir de partager son exclusivité. La MRC Lac-St-Jean-Est, Tourisme Alma — Lac-St-Jean, les gestionnaires du sentier #23 et le Club de motoneige du Lac-St-Jean se retrouvent dans une bien curieuse de situation.

La Société des établissements de plein-air a en effet consenti pour 50 ans un contrat exclusif au concessionnaire de l’Étape pour la vente de restauration et d’essence à l’intérieur des limites de la réserve faunique des Laurentides. Tout au plus, le concessionnaire tolérait le relais qui existait près du Mont Apica. Ce dernier a été fermé l’an dernier pour cause de désuétude.

Le projet envisagé est la construction d’un relais de quelque 40 X 40 pieds, sur deux étages au pied du Mont Apica et qui ne serait utilisé qu’en hiver, trois mois tout au plus. Pouvant accueillir 40 personnes environ, il offrirait un service de restauration de base, de bar de même que le service d’essence.

Également, un sentier secondaire permettrait de se rendre au sommet du Mont Apica. Sur le site où étaient installés autrefois les radars de la Défense Nationale, on mettrait en place un petit bâtiment d’observation. De cette hauteur, le point de vue est féerique et permet de contempler la vallée de la rivière Jacques-Cartier ainsi que les montagnes, jusqu’au lac Saint-Jean.

Entre Hébertville et l’Étape, qui offre la restauration et l’essence, il y a près de 110 kilomètres, ce qui, en terme de motoneige, est une distance trop longue à franchir sécuritairement, sans relais. Le site du Mont Apica apparait comme l’endroit idéal, ramenant la distance à quelque 61 kilomètres d’Hébertville.

Jusqu’à maintenant, deux rencontres officielles ont eu lieu et à chaque fois, les responsables du projet se butent à un refus catégorique de la part du concessionnaire de l’Étape qui refuse même de gérer la concession de ce futur relais.

On envisage maintenant de faire des pressions politiques et l’on aborde même le boycotte de l’Étape de la part des motoneigistes et automobilistes. Les responsables espèrent un déblocage rapide du dossier car on voudrait mettre en place le tout pour la prochaine saison.—

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