Le Zoo de Saint-Félicien tirera des leçons de l'incident

Par Daniel Migneault
Le Zoo de Saint-Félicien tirera des leçons de l'incident

Le Zoo de Saint-Félicien entend bien tirer des leçons après l’attaque d’un gardien par l’un des tigres de l’Amour ce jeudi 28 mars. Tout un branle-bas de combat a été déployé afin de faire la lumière sur les circonstances entourant l’incident.

« On doit tous profiter de cette situation pour être encore meilleurs. On est membre de l’Association canadienne des zoos et aquariums et on doit remplir de hauts standards de sécurité pour les employés et visiteurs. On va comprendre ce qui s’est passé et valider toutes nos procédures », affirme la directrice générale du Zoo de Saint-Félicien, Lauraine Gagnon.

Peu avant 9 h, les policiers de la Sûreté du Québec ont reçu un appel des responsables du Zoo les indiquant qu’un homme venait d’être attaqué par un tigre dans l’habitat. Pour une raison qu’on ignore, le gardien et le tigre se seraient retrouvés simultanément dans l’habitat des tigres. Les employés avaient réussi à extirper la victime de sa fâcheuse position, le tigre s’étant retiré de lui-même. On n’a donc pas eu besoin de l’abattre.

Le gardien est âgé d’une cinquantaine d’années et possède plusieurs années d’expérience. Il a subi de graves blessures, mais on ne craint pas pour sa vie. Il a d’abord été transporté au CSSS Domaine-du-Roy avant d’être transféré à Québec.

Les enquêteurs de la Sûreté du Québec et de la Commission de la santé et sécurité au travail poursuivent leur investigation. Mais pour l’instant, selon la porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton, il n’y a aucun élément criminel au dossier.

Le tigre, la femme Amuskaya âgée de 4 ans, est présentement en isolement. Une décision quant à son avenir devra être prise ultérieurement, mais rien n’indique qu’on sera obligé de l’abattre.

Le fondateur du Zoo de Saint-Félicien, Ghislain Gagnon, s’est déplacé sur place dès qu’il a appris l’incident. Jamais au cours des 53 années d’existence du zoo sauvage un tel événement n’était survenu. Il y a bien sûr eu quelques évasions, mais sans conséquences aussi graves que celles-ci.

Présentement, l’accès à l’habitat des tigres demeure fermé.

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