Les cégeps d’Alma et Saint-Félicien en grève

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Par Yohann Harvey Simard - journaliste de l'initiative de journalisme local
Les cégeps d’Alma et Saint-Félicien en grève
Les syndicats de professeurs des cégeps d’Alma, Chicoutimi, Jonquière, St-Félicien et le CQFA affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) entament une grève dès ce midi, et ce, jusqu’à jeudi midi. (Photo : Pixabay)

Les syndicats de professeurs des cégeps d’Alma, Chicoutimi, Jonquière, St-Félicien et le CQFA affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) entament une grève dès ce midi, et ce, jusqu’à jeudi midi.

On souhaite que, dès maintenant, le gouvernement prenne acte des besoins dans le réseau collégial. En ce sens, les syndicats réclament notamment la bonification des salaires des enseignants à la formation continue.

« Enseigner à la formation continue, c’est donner le même cours qu’un enseignant au régulier pour 50 % du salaire. Ce n’est pas attrayant et nous allons avoir de plus en plus de difficulté à attirer des personnes qualifié.es pour assurer ces formats », fait valoir Frédérick David, président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière.

Or, ce dernier rappelle que cette catégorie d’enseignants participe de près à la relance économique du Québec.

« La formation continue permet de former des éducatrices en CPE, des infirmières et des techniciens du réseau de la santé ou encore en ingénierie tout comme plusieurs autres professionnels dispensant des services à la population et participant même à la relance économique. »

De son côté, Nathalie Munger, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège d’Alma, fait entendre le même son de cloche quant au manque de ressources dans les programmes de techniques lourdes de la santé.

« Le manque de ressources a des conséquences très concrètes. Cet état de fait alourdit considérablement la tâche et complique l’attraction d’infirmières enseignantes, alors que ce sont des disciplines en grande demande et en contexte de pénurie dans le réseau de la santé. »

On revendique également que plus de ressources soient allouées aux étudiants avec une faible moyenne générale au secondaire de même que  ceux en situation de handicap. Compte tenu des impacts de la pandémie sur les étudiants du secondaire qui s’apprêtent à entrer au collégial, on estime qu’il est plus que jamais nécessaire de mieux les encadrer, selon Vincent Maillot-Larouche, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de St-Félicien.

 

 

 

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