Les pêcheurs étaient nombreux: le doré aussi mais l’ouananiche se fait attendre

Ce vendredi 25 mai marquait l’ouverture de la pêche sur le lac Saint-Jean. Balayé par de forts vents de quelque 30 kilomètres/heure, plusieurs ont abandonné la partie sur l’heure du dîner. Si dans les principales rivières et à leur embouchure, la pêche au doré a été excellente, côté ouananiche, c’était la déception. Beaucoup de poissons aperçus sur les sonars mais peu dans les chaloupes.

Lors d’un entretien avec Marc Archer, directeur général de la Corporation LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean (CLAP) qui gère l’aire faunique communautaire (AFC) du lac Saint-Jean, il a mentionné au départ que cette ouverture de la saison 2012 est un peu décevante pour les pêcheurs qui attendent ce moment depuis plusieurs semaines déjà.

« Je dirais que c’est une ouverture intéressante pour le doré, mais pour la ouananiche, c’est so-so. Dans la Belle-Rivière et à Desbiens, on m’a dit que le doré était présent en de belle qualité. À Roberval où se trouvait le plus gros lot de pêcheurs, il ne s’est pas pris des tonnes d’ouananiches et celles capturées étaient des petites ouananiches noires. Les belles grosses de 4, 5 ou 6 livres, les gars les voyaient sur le sonar à quelque quatre ou cinq mètres de profondeur, mais elles ne bougeaient pas », précise Marc Archer qui s’est entretenu avec plusieurs propriétaires de gros bateaux qui s’étaient aventurés plus au large, en face de Roberval.

« Chose certaine, il y a de l’ouananiche en quantité car on m’a rapporté que les résidents autochtones ont fait une belle pêche au filet ce printemps. Aujourd’hui, pour une autre année, les conditions météo ne sont pas au rendez-vous à l’ouverture et quand le grand vent s’est levé ce midi, plusieurs ont décidé de regagner terre. Et, malheureusement, on nous prévoit du vent du Nord-Ouest pour la fin de semaine, ce qui ne facilitera pas la tâche des pêcheurs », d’ajouter Marc Archer.

Vers 8 h, lors du passage du Journal Le Lac-St-Jean à Desbiens, plusieurs pêcheurs de doré étaient de retour.

« On est embarqué à minuit mais jusqu’à 3 h 30, on aurait dit qu’il n’y avait pas un poisson dans la rivière. Puis, quand les premières lueurs du jour sont apparues, oup ! Ça s’est mis à mordre et on a rapidement atteint notre limite », commentait un pêcheur.

Les quelques spécimens de doré aperçus étaient de belles pièces, bien en santé.

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