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Les taxis se font rares à Alma

Yohann Harvey Simard
Le 01 avril 2022 — Modifié à 14 h 28 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un chauffeur désigné doivent souvent s’armer de patience à la sortie des bars alors que seulement de 2 à 4 taxis se partagent la ville d’Alma durant la nuit. Bien peu pour répondre à la demande d’une population d’environ 31 000 habitants.

À certaines occasions, il faudra patienter jusqu’à une heure avant de pouvoir monter à bord d’un taxi en raison du manque de chauffeurs, indique Marc-Alain Pedneault, le président de Taxi Naudville, la seule compagnie de taxi à Alma.

« C’est une problématique qu’on a depuis le début de la COVID. On observe un manque de chauffeurs flagrant partout. On est encore en effectif réduit, mais c’est hors de notre contrôle. »

Il explique que le ralentissement des activités dû aux périodes de confinement et aux couvre-feux successifs ont eu raison de plusieurs de ses employés.

« Quand la COVID est arrivée, parmi les habitués qui faisaient de nuit, il y en a certains qui ont changé pour travailler de jour. Mais il y en a d’autres qui ont quitté et qui ne sont simplement pas revenus parce que c’était trop long avant que la machine reparte. »

Avant la pandémie, Taxi Naudville déployait normalement une flotte de 9 à 10 taxis les vendredis et samedis soir. Actuellement, on en retrouve rarement plus de 3 sur les routes durant ces mêmes heures. Selon Marc-Alain Pedneault, « si ça redevient comme avant dans les bars », au moins de 4 à 5 taxis supplémentaires seraient nécessaires pour répondre à la demande.

Toutefois, la rareté des chauffeurs n’affecte pas ou presque la clientèle de jour, qui peut quant à elle compter sur une flotte d’en moyenne 6 à 9 voitures.

Prix de l’essence

En plus du manque de chauffeurs, Taxi Naudville doit également composer avec la hausse du prix de l’essence.

Or, la tarification relative au transport rémunéré de personnes étant régie par le gouvernement, Taxi Naudville ne peut pas augmenter ses tarifs sans en avoir l’autorisation.

« Plusieurs entreprises ont déjà commencé à faire pression. On devrait avoir une rencontre par rapport à ça d’ici la fin du mois de mars. »

Hausse de la demande

Par ailleurs, Marc-Alain Pedneault s’attend à observer une croissance de la demande à mesure que la vie normale reprend son cours.

Il soutient également que l’arrivée d’une « bonne quantité » de travailleurs étrangers contribue à l’augmentation de sa clientèle.

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