L'UPA demande l'implication du gouvernement du Québec

L'UPA demande l'implication du gouvernement du Québec

XXX.Dans le cadre d’une tournée annuelle des fédérations régionales, la Confédération de l’UPA aborde avec ses membres divers sujets de préoccupations provinciales, mais également régionales. Trois sujets sont abordés cette année, soit la sécurité du revenu sur les fermes agricoles, la détresse psychologique chez les producteurs et productrices agricoles, st l’accaparement des terres. La Confédération profite également de ces rencontres pour présenter à ses membres une nouvelle image de marque «Pouvoir nourrie, pouvoir grandir».

D’autre part, la Fédération de l’UPA du Saguenay-Lac-Saint-Jean entend bien être partie prenante du Sommet économique régional qui se tiendra à Alma le 18 juin prochain. À ce propos, la fédération régionale a déposé un mémoire dans lequel elle demande au gouvernement du Québec la mise en place d’un programme d’occupation du territoire qui permettrait de corriger les facteurs d’éloignement et de contraintes climatiques que subissent les entreprises agricoles implantées en région éloignée.

«Depuis plusieurs années, nos deux particularités régionales que sont l’éloignement et le climat font en sorte que les entreprises agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont responsables d’un écart très significatif sur les revenus nets, par rapport aux entreprises installées dans les régions du Centre du Québec. On chiffre en moyenne une différence de quelque 18 000 $ entre les revenus d’une entreprise en région éloignée et une entreprise en région en périphérie des grands centres de la province», souligne le président de l’UPA régionale, Yvon Simard.

Entre 2006 et 2011, l’écart entre les régions centrales et les périphériques sur le revenu net s’est accentué de 14 170 $ à 16 575 $. Face à cette situation, l’UPA demande au gouvernement du Québec de prendre des mesures énergiques pour renverser la tendance.

Pour le président général de l’UPA, Marcel Groleau, des mesures adoptées au cours des années dernières ont fait en sorte que les entreprises en région ont été lourdement touchées. «Que ce soit au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Abitibi-Témiscamingue ou au Bas-Saint-Laurent, les resserrements à l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) et la crise dans le secteur des viandes ont fait mal à ces régions. On estime que l’on a perdu 30 % des entreprises, et en particulier des entreprises situées en région.

Investissements et soutien agricole

Un étude a récemment démontré que les entreprises agricoles des régions avaient des besoins criants pour être en mesure de réaliser des investissements, de même que des besoins dans le soutien aux entreprises compte tenu des risques chez ce type d’entrepreneurs.

«L’UPA demande un réajustement dans les programmes spécifiques à l’agriculture. Ce rééquilibrage viendrait principalement par un programme d’investissement pour soutenir les entreprises des régions afin de soutenir leur productivité», souligne le président général de l’UPA.

Sur le plan provincial, l’UPA demande au gouvernement du Québec une implication de l’ordre de 100 millions $ par année. La Fédération de l’UPA du Saguenay-Lac-Saint-Jean demande pour sa part une enveloppe de quelque 6 millions $ pour un soutien aux entreprises agricoles régionales. —

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