« Maman, tu as un fils ministre ! » — Alexandre Cloutier

« Maman, tu as un fils ministre ! » — Alexandre Cloutier

Mardi dernier, quelque 24 heures avant que la première ministre Pauline Marois ne dévoile son cabinet, Lise Duchesne, la mère d’Alexandre Cloutier faisait la file à la caisse populaire d’Alma. Son téléphone cellulaire sonne et au bout du fil, Alexandre, tout excité lui dit tout simplement : « Maman, tu as un fils ministre ! ». Il venait juste de quitter le bureau de Mme Marois qui venait de lui confirmer son entrée au cabinet des ministres.

« C’est encore difficile pour moi de mettre des mots sur mon bonheur », nous confiait en entrevue lundi matin Lise Duchesne dans son chalet-maison, sur le bord du lac Saint-Jean.

Depuis la nomination de son fils Alexandre comme Ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et à la Gouvernance souverainiste, Ministre responsable de la région de la Côte-Nord et de la région du Nord-du-Québec, les résidents du Chemin des chênes, à St-Gédéon, doivent s’habituer à voir passer une voiture noire officielle du gouvernement du Québec avec chauffeur et le ministre à bord.

Ce petit coin de pays, Alexandre Cloutier le connait bien, car le 1er septembre 1977, Lise Duchesne était au même endroit quand Alexandre est né.

« Alexandre, c’est non seulement un gars du Lac, c’est un homme de lac. Je le revois encore vers l’âge de 10 ans, il partait avec sa petite chaloupe et son petit moteur pour pêcher l’ouananiche ou le doré. Je lui disais toujours de ne pas trop aller loin », se remémore Lise Duchesne en regardant le lac par la fenêtre de la salle à manger.

Partager ses émotions

Qui de mieux que la mère du nouveau ministre pour parler du parcours de son fils pour en arriver là.

Lise Duchesne a généreusement accepté de partager le bonheur et les émotions d’une mère dont le fils est nommé ministre.

« Alexandre, il n’est pas arrivé là par hasard. Il a construit une à une les pièces et mis en place un à un les étages pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. À 12 ans, il était président de sa classe et élu personnalité de l’année dans son école. Il savait déjà qu’il irait en politique et qu’il fréquenterait les grandes universités. Il savait qu’il fallait être bilingue. Il a toujours été libre de ses choix et il a vite compris que l’instruction lui ouvrirait les portes. Ce n’est pas moi qui le pousse, c’est toujours lui qui défonce des portes », souligne Lise Duchesne.

Le parcours scolaire d’Alexandre est d’ailleurs impressionnant. Entre le Séminaire de Québec, l’Université d’Ottawa pour son droit ou son année à Cambridge, en Angleterre pour parfaire son anglais et sa formation supérieure, il a toujours donné le meilleur de lui-même. La qualité de ses résultats scolaire lui a apporté bourses d’études et ouvert bien des portes.

Quand on demande à la mère d’Alexandre d’énumérer les principales qualités de son fils, c’est sans hésiter qu’elle lance : « Honnêteté, franchise, loyauté. Parce qu’il est unique. II se tourne vers tout ce qui le rend fort et le construit. Il nourrit sa loyauté en respectant son identité. Il vit maintenant les résultats d’un succès qui s’obtient que par un travail acharné et la confiance en soi. »

Naturellement, Lise Duchesne s’estime comblée par les événements.

« Ce qui me comble, c’est que la vie d’Alexandre a une saveur… Dans tous les évènements de sa vie, il y retrouve un bonheur radieux avec tous ceux qui l’entourent ! Ce qui me réjouit, c’est qu’Alexandre sait dire merci et sait confronter ses propres défis. Il reconnaît le milieu qui le soutient », ajoute sa mère.

Alexandre demeure à deux pas de sa mère et naturellement, elle savoure le bonheur de mère mais aussi de grand-mère. Lors des moments difficiles du lendemain de l’élection où Alexandre a été frappé par une méningite virale, c’est toute la petite famille qui a été mise à contribution pour garder les enfants ou les isoler par précaution.

Cet épisode est maintenant derrière eux et tous savourent le bonheur.

«Ce qui me passionne chez Alexandre, c’est qu’il vit les résultats et non l’échec. Il est ce qu’il croit être et se lance dans des projets audacieux avec une attitude positive. Il répercute son succès dans son milieu tout en communiquant sa confiance. Son bonheur, il le fait, il le côtoie et le partage. Le respect de ses engagements fait de lui un fils d’exception. Comme je l’aime! », souligne en terminant Lise Duchesne.

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