Nutrinor : Une baisse marquée dans la production de lait et de fromage

Photo de Janick Émond
Par Janick Émond
Nutrinor : Une baisse marquée dans la production de lait et de fromage

Avec la crise de la COVID-19, la Coop Nutrinor a rapidement eu à s’ajuster. Impliqué dans de nombreux secteurs de production, tels que le lait, le fromage ou encore les charcuteries, la Coop régionale à du revoir à la baisse son volume de production, tout en instaurant des mesures de sécurité strictes dans ses usines.

En ce qui a trait au lait, le chef de direction chez Nutrinor, Yves Girard, indique avoir constaté une baisse de la demande.

« Ç’a effectivement baissé, mais ce n’est pas majeur. Pour tout ce qui est du lait vendu en épicerie, ça n’a pas changé, les gens continuent autant de consommer du lait. Cependant, où la demande a baissé, c’est dans les produits dérivés du lait, comme la crème par exemple », mentionne-t-il.

Cette baisse dans ce type de produits est principalement due à la fermeture des hôtels, restaurants et institutions (HRI).

« C’est là qu’est toute la différence. Tous les petits godets de lait et de crème que nous vendions dans les HRI, ç’a pratiquement disparu de nos productions. Là, ça commence à revenir tranquillement. »

Fromage

La production de fromage est possiblement le secteur le plus affecté chez Nutrinor. C’est le cas à la Fromagerie Perron de Saint-Prime.

« La production à la fromagerie a baissé de près de 40 %. C’est principalement dû au fromage à poutine dans les HRI. Nous faisons aussi affaire avec une fromagerie à Repentigny. Là-bas, nous avons complètement dû fermer l’endroit pendant quelques semaines. »

Yves Girard explique qu’il y a eu plusieurs paliers avant d’en arriver à une fermeture temporaire de la fromagerie de Repentigny et de la diminution à Saint-Prime.

« Au début, la demande a augmenté. Les gens se sont rués en épicerie pour faire des réserves. Une fois cette situation passée, il n’y avait pratiquement plus de demande et c’est là que nous avons fait baisser notre production. »

Avec les quelques restaurants qui recommencent tranquillement à offrir des services pour emporter, Nutrinor remarque que la production de fromage commence à augmenter quelque peu.

Charcuteries

Les activités de transformation des viandes ont elles aussi subi des changements importants. En effet, la vente de jambon tranché et emballé a explosé en raison de la fermeture de la plupart des comptoirs de charcuterie dans les marchés d’alimentation.

Par conséquent, Nutrinor a dû rapidement adapter sa production et former ses équipes.

Sécuriser les usines et les employés

Rapidement, Nutrinor a sécurisé ses usines de production afin de continuer d’alimenter la population. Selon le chef de la direction de la Coop, Yves Girard, la sécurité des employés et des consommateurs à été la priorité dès le départ.

« Tous les vendredis, avec les employés, je fais des interventions sur Zoom pour m’assurer que toutes les règles soient suivies et faire une mise à jour de la situation en usine avec eux », explique Yves Girard.

Dans toutes les usines de la Coop, des stations de lavages de mains ont été mises en place rapidement, tout comme des stations de lavage d’équipement.

Pour ce qui est de la distanciation physique des employés, des corridors de sécurité pour circuler ont été instaurés. Auprès des équipements, comme ce n’est pas partout que les employés peuvent respecter une distance de 2m entre eux, des Plexiglas ont été installés.

De plus, des masques et des visières ont été amenés dans les usines pour que les employés se protègent.

Avenir

Selon Yves Girard, les répercussions de cette crise pourraient bien se faire ressentir pour les deux à trois prochaines années.

« Avant qu’il y ait un vaccin, qu’il soit disponible en quantité suffisante et qu’il soit bien implanté dans la population en général, les mesures de sécurité devraient demeurer. »

Cependant, pour ce qui est de la production, les nouvelles normes ne devraient pas trop déranger.

« On a ce qu’il faut pour revenir à une production comme nous avions avant cette crise. Nous sommes installés de façon à pouvoir revenir à une production régulière, tout en continuant d’appliquer les règles d’hygiène et de distanciation. »

Yves Girard ajoute en terminant que si jamais un épisode de COVID-19 éclate dans l’une des usines de Nutrinor, des plans sont déjà prêts et la Coop est en mesure de rouler avec un personnel réduit, ainsi qu’avec une rotation de quarts de travail de soir et de fin de semaine.

« Par contre, si ça se produit, il y aurait un impact majeur sur notre production. Il faut être prêt, puisque personne n’est à l’abri d’un tel évènement maintenant. »

 

Partager cet article