Pas d’acheteur pour le Marché Bonichoix de L’Ascension : Une fermeture difficile à avaler

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Par Janick Émond
Pas d’acheteur pour le Marché Bonichoix de L’Ascension : Une fermeture difficile à avaler
Le Marché Bonichoix fermera ses portes le 31 août prochain. (Photo : TRIUM MÉDIAS - Janick Émond)

Malgré l’espoir que gardent les dix employés du Marché Bonichoix à L’Ascension-de-Notre-Seigneur qu’un acheteur se manifeste, il est difficile pour eux de parler de la probable fermeture de l’épicerie à la fin de l’été.

Aucun d’entre eux n’a voulu commenter la situation au journal le Lac-St-Jean, mais les fortes émotions étaient palpables. C’est pour la plupart avec une boule dans la gorge qu’ils ont refusé de parler.

Chez les clients, c’est une grande déception de voir la seule épicerie du village fermer ses portes.

« C’est certain que ça ne fait pas toute leur affaire, mais ils sont compréhensibles que je parte à la retraite. Ils sont contents pour moi, mais ils trouvent ça dommage que ça ferme », commente le propriétaire Bertrand Déry.

Un client a d’ailleurs été ébranlé lorsque le journal lui a appris la mauvaise nouvelle.

« Je viens pratiquement aux deux jours faire mon épicerie ici, c’est tout un choc », mentionne-t-il.

À vendre

Même s’il est annoncé que le commerce fermera le 31 août prochain, Bertrand Déry et Sobeys Québec continuent activement de chercher un acheteur et éviter de mettre la clé sous la porte.

Celui qui est propriétaire depuis maintenant 24 ans, croit bien que l’annonce publique pourrait amener de nouveaux intéressés.

« Ça fait quatre ans que j’essaie de vendre, mais ce n’est pas tout le monde qui était au courant. Maintenant, oui! », ajoute-t-il.

Le commerce fait partie de la liste des priorités de Sobeys Québec afin d’empêcher la fermeture de l’épicerie.

À 67 ans et après 24 années comme propriétaire de l’épicerie, Bertrand Déry partira à la retraire à la fin de l’été.

Retraite

Bertrand Déry recherche plus activement un acheteur depuis les trois dernières années. Des ennuis de santé et la patience qui commence à manquer ont fortement influencé l’option de la fermeture.

« C’est après avoir fait un infarctus ici que c’est devenu plus sérieux. Je veux prendre ma retraite avant de mourir », lance l’homme de 67 ans.

Il retrouvera donc sa femme, déjà à la retraite, pour amorcer sa nouvelle vie. Bertrand Déry soulève que plusieurs projets ont été mis sur pause en attendant qu’il tire sa révérence.

« Ça fait 24 ans que je suis ici à 50 à 80 heures par semaine. J’ai passé plus de temps ici que chez nous. C’est le temps d’aller à la maison », conclut-il.

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