Pêche sportive dans la région : Difficile d’évaluer l’impact qu’aura la pandémie

Par Denis Hudon
Pêche sportive dans la région : Difficile d’évaluer l’impact qu’aura la pandémie
Bien malin celui qui peut prédire ce que sera la saison de la pêche sportive dans la région en cette année de pandémie. (Photo : Courtoisie)

Le lac Saint-Jean maintenant libéré de ses glaces, la saison pêche à la ouananiche lancée depuis peu et l’ouverture dans quelques jours de la pêche aux autres espèces, ne reste plus qu’aux poissons à mordre au bout de la ligne. À la différence des autres années, la COVID-19 s’est invitée et pourrait casser le party.

Difficile d’évaluer l’impact ou les conséquences que la pandémie aura sur cette industrie d’importance pour la région en période touristique.

La pêche sportive est très populaire au Saguenay-Lac-Saint-Jean et les retombées économiques ne sont pas à négliger. Impossible d’avoir un portrait exact du phénomène. Toutefois, la Corporation LACtivité Pêche (CLAP) indique que ces dernières années, pas moins de 15 600 droits d’accès à la pêche ont été vendus en moyenne, annuellement.

Depuis 2013, il se vend en moyenne 733 droits d’accès pour la pêche blanche, 610 pour la pêche à la truite mouchetée en rivières et 14 300 autres droits d’accès pour l’Aire faunique communautaire (AFC) du lac Saint-Jean.

Chez Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, on ne disposait pas vraiment de données précises pour fournir un portrait de la situation sur cette activité touristique dans la région.

Retombées de plusieurs M$

Marc Archer de la CLAP réfère aux derniers rapports et résumés de recherche sur l’estimation des retombées économiques de la pêche sportive au lac Saint-Jean et dans l’AFC du lac Saint-Jean, qui date de 2008.

Selon les estimations de l’époque, l’ordre de grandeur des retombées économiques de la pêche sportive se situerait entre 6,6 M$ et 14,4 M$, une moyenne de l’ordre de 10,5 M$.

Aujourd’hui, cela pourrait représenter une moyenne de l’ordre 12 à 14 M$ en retombées annuelles.

À la Fédération des pourvoiries du Québec, le directeur général Marc Plourde avoue que bien malin celui qui peut prédire ce que sera la saison de pêche cette année.

« C’est difficile de présumer des résultats de la pêche avec la COVID-19, mais on s’y prépare avec de bonnes procédures sanitaires ».

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