Prière à Saguenay: Jean Tremblay se pliera au jugement de la Cour suprême

Prière à Saguenay: Jean Tremblay se pliera au jugement de la Cour suprême

TRIBUNAL. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, accueille difficilement le jugement de la Cour suprême, qui lui interdit, dorénavant, de réciter la prière avant les séances du conseil municipal.

Ce dernier se dit surpris de la finale de cette saga, mais respectera la décision du Tribunal.

«Je respecte la décision. On va cesser la prière, mais je ne peux pas être en accord. Ça nous a ébranlés».

«Le règlement de la prière faisait appel à la tradition, à nos coutumes, au nationalisme. La plus belle devise au monde Je me souviens, c’est dans cet esprit qu’on doit se souvenir de son passé et cette décision vient effacer le legs de nos ancêtres».

Couillard interpellé

Jean Tremblay craint pour l’avenir du crucifix à l’Assemblée nationale. Dans son jugement, la Cour suprême a confié qu’elle ne pouvait se prononcer sur la présence des symboles religieux, faute de preuves.

Le maire espère que le gouvernement du Québec saura maintenir les objets religieux dans les institutions publiques, advenant une relance du débat.

«Le dossier de la laïcité n’est pas clos. C’est maintenant au gouvernement du Québec de prendre ses responsabilités. Ce n’est pas parce qu’on se met à genoux, une fois, que l’on ne doit pas se tenir debout. Ce n’est pas non plus à Saguenay de défendre les intérêts du Canada au complet».

En ce qui concerne la présence du crucifix et de la statue du Sacré-Cœur dans les salles où se déroulent les séances du conseil à Saguenay, ceux-ci demeureront en place. Du moins, pour l’instant.

«Les membres du conseil vont en discuter et se prononceront ultérieurement sur la question».

Les coûts

La saga de la prière, qui a duré près de 10 ans, aura occasionné des frais de 270 000 $. Il reste, par contre, quelques factures à additionner.

Avec ses différentes campagnes de souscription, le maire Tremblay aura toutefois réussi à recueillir plus de 322 000 $ auprès des citoyens.

«Ça sera serré comme budget, mais on devrait arriver à couvrir tous les frais», a conclu Jean Tremblay

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