Quatre jeunes vivent l’école de la chasse à l’orignal

Quatre jeunes vivent l’école de la chasse à l’orignal

Étudier à plein temps en secondaire V et bénéficier d’une permission de son école pour vivre en temps réel une semaine en forêt pour participer à l’école de la chasse à l’orignal : c’est possible. Pascal Lapointe, Samuel Privé, Marc-Olivier Marcotte et Pierrot Lessard de l’École secondaire Jean-Gauthier viennent de vivre cette expérience et de surcroit, ils ramènent deux trophées de chasse. Cette belle aventure sera gravée à jamais dans leur imagination.

À l’École secondaire Jean-Gauthier, on fait les choses différemment. L’introduction il y a cinq ans de l’option ressources fauniques a donné un nouvel élan et une nouvelle couleur typique à cette école du secteur Nord.

La chasse, la pêche, l’observation, l’orientation et tout ce qui touche la forêt sont des points d’intérêt communs pour de nombreux élèves.

« Ressources fauniques est une option. On a 50 élèves d’inscrits en premier et 50 en 2e cycle. On en a 20 en 3e cycle, 19 en 4e cycle et mes 8 élèves de secondaire V. Ça fait plus de 150 élèves inscrits sur 500 », explique Jean Gaudreault enseignant et animateur pour expliquer la popularité de l’option.

Les quatre jeunes qui reviennent de la chasse à l’orignal sont inscrits depuis le début de l’option et ont donc apprivoisé différentes connaissances dans le domaine.

L’an dernier, ils ont eu l’idée de réaliser une chasse à l’orignal en temps réel, en pourvoirie.

Ils se sont donc associés au magasin Nature Pro Shop pour la présentation de la tournée des films de chasse et pêche. Ils ont travaillé bénévolement pour la présentation de cet événement, en empochant une partie des profits. Ils ont également réalisé quelques petites activités de financement. Finalement, les quatre jeunes et leur superviseur ont négocié leur séjour avec la Pourvoirie L’Évasion de St-Ludger-de-Milot. En retour d’un prix intéressant, ils s’engageaient à travailler à différentes tâches à la pourvoirie lors de leur séjour.

Semaine de rêve

Le 6 octobre dernier, ils prenaient donc le chemin du kilomètre #220 de la ZEC des Passes pour s’installer dans les camps de la pourvoirie.

« Les trois premiers jours ont servi à apprivoiser les lieux et entreprendre la prospection des secteurs les plus prometteurs. Deux étudiants étaient avec un guide et moi, je partais avec les deux autres », relate Jean Gaudreault.

La chance a voulu que mardi dernier, Samuel Privé et Marc-Olivier Marcotte, tombent sur un couple, une femelle et son veau.

« Sur le coup, je me suis rappelé mes cours. J’ai épaulé, visé et tiré le jeune orignal qui s’est écrasé au sol. Samuel a tiré sur l’autre, mais il l’a manqué. On a attendu 15 minutes et on est allé voir. C’est là que l’on a vraiment ressenti toute la pression », raconte Marc-Olivier Marcotte.

Ce dernier est donc retourné un peu en arrière chercher les sacs à dos de l’équipe. C’est là qu’il a entendu un autre coup de feu. Son copain de chasse venait d’abattre la femelle qui était revenue auprès de son veau.

Cri de joie, enthousiasme, adrénaline qui monte : ils sont passés par toutes les gammes d’émotions.

Une fois tout le monde réuni, on a procédé à l’éviscération des bêtes pour ensuite les suspendre pour la nuit.

Le lendemain, ils ont tracé un chemin en forêt pour accéder au site d’abattage avec un VTT pour leur permettre de ramener les carcasses vers un chemin carrossable.

« Ça les responsabilise et ça leur donne de l’estime… On les voit alors sous leur meilleur jour. Mais pour réaliser tout ça, ça prend une ouverture et un appui de la direction de l’école », ajoute Jean Gaudreault alors que les jeunes ont vécu une expérience de groupe formatrice et réellement scellé une équipe pour toute la semaine.

Cette belle expérience se répètera au début du mois de novembre alors que quatre autres jeunes de secondaire V se rendront en Estrie pour une chasse au chevreuil.

Le nombre de bêtes abattues diminue

Cette année, plusieurs chasseurs d’orignaux sont revenus bredouilles de leur expédition automnale sur le territoire du Saguenay—Lac-Saint-Jean.

Selon le premier bilan provisoire dressé, quelque 1264 orignaux auraient été abattus cette année comparativement à 2125 pour la même période de l’an dernier.

Les mauvaises conditions climatiques au début de la période de chasse avec de la pluie et du vent ainsi que le fait que la période de chasse a été écourtée d’une fin de semaine cette année pourraient expliquer cette baisse drastique du nombre de bêtes abattues.

Les agents de la faune devraient livrer dans les prochains jours les statistiques officielles de la saison 2012 quant au nombre exact de bêtes abattues et le nombre d’infractions relevées sur le territoire pendant cette période de chasse automnale.

Pour tous les détails de ces événements et pour d’autres nouvelles, visitez régulièrement le www.lelacstjean.com ou inscrivez-vous à notre envoi quotidien.

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