Refuge animal : De nouvelles mesures positives

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Par Janick Émond
Refuge animal : De nouvelles mesures positives
(Photo : Courtoisie)

Les refuges pour animal ont également dû revoir leurs façons de faire face à la crise. Des changements qui, dans certains cas, pourraient même être maintenus une fois la situation de retour à la normale.

À Alma, au refuge La passion de Rubie, c’est toute l’approche avec les clients qui a changé.

« On demande aux gens de prendre rendez-vous, alors qu’avant, les gens pouvaient venir quand ils voulaient. On rencontre les gens à l’extérieur, ils ne rentrent pas dans le refuge. Les paiements se font par virement Interac. Pour les abandons, les gens remplissent les documents, avec leur propre crayon, dans leur voiture », explique la propriétaire, Rubie Bergeron.

Ces mesures, dit-elle, fonctionnent très bien et devraient rester même après la crise. Elles permettent, entre autres, d’éviter un gros achalandage au refuge, ce qui rend la gestion difficile. Les chiens jappent également moins et le stress est beaucoup moins élevé.

« On permet aussi un essai d’une semaine avec l’animal à la maison, puisque les familles ne peuvent plus venir tous ensemble pour voir l’animal, voir la chimie. Et ils ne peuvent pas emporter leur animal qu’ils ont à la maison pour le mettre avec celui qu’ils veulent adopter, voir si ça se passe bien. »

Réseaux sociaux

Tout comme à La passion de Rubie, le refuge animal de Roberval fonctionne maintenant beaucoup en utilisant les réseaux sociaux. Des photos et descriptions y sont publiées, et les gens peuvent ensuite prendre rendez-vous pour aller voir l’animal en question.

À Roberval, les visites étaient d’ailleurs devenues problématiques dans les premiers jours de confinement.

« Les gens agissaient un peu comme si c’était une semaine de relâche et ça arrivait au refuge en famille ici. Maintenant, c’est donc un seul client à la fois », mentionne le président du refuge, Michel Bouchard.

Encore beaucoup de visites et d’adoptions

Malgré toute la situation actuelle, les refuges d’animaux reçoivent encore plusieurs visites, par rendez-vous. C’est le cas du refuge de Roberval et de celui d’Alma, La passion de Rubie.

« Au début, dans les premières semaines, nous avons mis l’adoption et les visites en pause afin de mettre en place nos mesures de sécurité, mais depuis que nous nous sommes relancés sur notre page Facebook, nous avons des demandes tous les jours pour des animaux », relate le président du refuge de Roberval, Michel Bouchard.

De son côté, la propriétaire du refuge à Alma, Rubie Bergeron, mentionne que la situation a causé un certain stress au début du confinement.

« On a cru que tout le monde voudrait venir se chercher un chien pour ne pas s’ennuyer. On a peur aussi qu’après le confinement, que les gens viennent reporter leur animal », explique-t-elle.

Rubie ajoute que de la sensibilisation est faite auprès des clients afin d’éviter le plus possible que les gens retournent leur animal après la crise.

« Par contre, on se dit qu’au moins, ces animaux pendant ce temps sont dans une famille et non pas dans un enclos au refuge. »

Accueil d’animaux

Les deux refuges avancent qu’ils accueillent de moins en moins d’animaux par les temps qui courent. À Roberval, Michel Bouchard souligne qu’il y a une diminution du nombre d’appels concernant des animaux errants ou d’animaux perdus.

« C’est beaucoup moins problématique, probablement parce que les gens sont beaucoup plus à la maison. Ça fait en sorte qu’ils prennent plus soin de leur animal, ils sont là toute la journée, ils ne partent plus travailler », dit-il.

À La passion de Rubie, comme il s’agit d’un organisme à but non lucratif, le refuge ne reçoit aucune subvention. Ainsi, dans les dernières semaines, le refuge avait déjà pris la décision d’en accueillir moins et de se concentrer à faire adopter les animaux déjà en sa possession.

« Par contre, je dois dire que depuis le début de la crise, nous n’avons reçu aucun appel d’animaux errants ou d’animaux perdus. »

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