Relève à la Ferme Varé : Un virage biologique à venir

Julien B. Gauthier
Relève à la Ferme Varé : Un virage biologique à venir

Raphaël Garon, agronome de formation, a récemment effectué un retour en région après s’être porté à acquéreur de 50 % des parts de l’entreprise agricole multigénérationnelle La Ferme Varé. Il souhaite notamment passer au biologique en cessant l’utilisation de pesticides.

Le jeune entrepreneur travaille depuis avril 2019 pour la ferme laitière. En quête de succession, la famille, propriétaire et fondatrice de l’entreprise depuis 140 ans, lui a offert de prendre une partie de la relève. Depuis le 1er novembre dernier, il possède 50% des parts.

« Ç’a vraiment cliqué entre moi et la famille. Nous avions vraiment la même vision. Ils m’ont énormément aidé dans le processus de succession », explique-t-il.

Ce faisant, avec l’aide de l’aide de la Corporation d’innovation et développement Alma-Lac-Saint-Jean-Est (CIDAL) et de la Financière agricole, il a réuni les 800 000 $ nécessaires pour obtenir la moitié des parts. L’autre moitié, c’est Gérald Harvey, le fils des anciens propriétaires, qui l’a rachetée.

Par ailleurs, en tant que nouvel agriculteur de la relève, Raphaël Garon est admissible au Programme d’appui financier à la relève agricole, ce qui lui permet d’augmenter sa production laitière de 10 kilos de gras par jour, passant ainsi de 44,8 kilos à 54,8 kilos.

Retour en région

À l’heure où le sujet de l’exode des jeunes fait souvent manchette, celui qui a fait son baccalauréat en agronomie à l’Université Laval en avait plus qu’assez de vivre en centre urbain.

« C’était vraiment important pour moi de revenir en région. C’est tellement beau ici en campagne. La ville m’a rendu malade. Pour moi, c’est comme un retour à la terre. Je veux être libre. »

Respect de l’environnement

À plus long terme, Raphaël Garon souhaite faire un virage biologique, respectueux de l’environnement.

« Je veux que mes vaches soient libres et qu’elles ne soient plus attachées. Je souhaite qu’elles puissent aller dehors au pâturage. », explique-t-il tout en rappelant que cela nécessitera des investissements supplémentaires.

De plus, M. Garon veut cesser d’utiliser des pesticides, améliorer les techniques culturales et mettre en place un petit commerce de fruits et légumes. La création d’une fromagerie n’est également pas exclue.

« Le défi, c’est d’être rentable. Depuis que j’ai acheté les parts, mon plan d’affaires va très bien. À tous ceux qui veulent suivre la même voie que moi, je vous dis ceci : croyez-y et n’ayez pas peur de vous investir dans une telle aventure. Je ne regrette rien », conclut Raphaël Garon.

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